Papillomavirus : un vaccin plus efficace est désormais disponible

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Le Gardasil 9, nouvelle version du vaccin contre les papillomavirus, est désormais disponible en France. Il protège contre cinq souches supplémentaires du virus, notamment impliquées dans le cancer du col de l'utérus. 

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Une nouvelle version du vaccin Gardasil®, plus efficace, est désormais disponible en France. La nouvelle est annoncée par le laboratoire MSD dans un communiqué, relayé par Ouest France, le 4 septembre 2018.

Recommandé chez les jeunes filles et garçons

Le Gardasil 9® protège contre neuf souches du virus HPV, responsable notamment du cancer du col de l'utérus. "Sa composition inclut cinq types d’HPV supplémentaires (HPV 31, 33, 45, 52 et 58) par rapport à Gardasil®, qu’il est destiné à remplacer" explique la Haute Autorité de Santé sur son site internet.

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Le Gardasil 9® est administré en deux injections pour les jeunes filles de 11 à 14 ans et en trois injections chez les jeunes filles de 15 à 19 ans. Il est également recommandé aux hommes ayant des relations sexuelles avec les hommes jusqu’à 26 ans et chez les personnes immunodéprimées jusqu’à 19 ans.

Les papillomavirus, ou HPV, sont des virus sexuellement transmissibles. La contamination se fait par les muqueuses et non par le sperme. C’est pourquoi le préservatif protège, mais imparfaitement. Selon la souche, le virus du HPV peut être à l'origine de verrues génitales (condylomes) chez les hommes comme chez les femmes, d'un cancer de la vulve, du vagin, de l'anus ou encore de l'utérus.

Un frottis tous les trois ans à partir de 25 ans

Les symptômes précoces les plus fréquents d'un cancer du col de l'utérus sont des saignements survenant en dehors de la période des règles, spontanément ou après des rapports sexuels. Un dépistage régulier permet de prendre des mesures bien avant l'apparition de ces symptômes. C'est pourquoi les professionnels de santé recommandent un frottis tous les trois ans chez les femmes, entre 25 et 65 ans.

Le frottis cervico-vaginal permet de récolter les cellules du col de l'utérus afin de les examiner en laboratoire. Cela permet d’identifier rapidement des malformations cellulaires, nommées dysplasies. Celles-ci peuvent évoluer en cancer du col de l'utérus lorsqu'elles sont provoquées par le papillomavirus.

Retenez également qu'un frottis "anormal" peut mettre en lumière un problème de santé nettement moins grave qu'un cancer, comme une infection vaginale du type mycoseou encore une infection bactérienne.

Publié par Aline Garcin, journaliste santé le Mercredi 05 Septembre 2018 : 16h00
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