Obésité : la piste des bactéries intestinales

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La flore intestinale est essentielle à la digestion. En effet, les milliards de bactéries qui la composent participent directement à la dégradation des aliments. Des chercheurs viennent de démontrer que les bactéries ne sont pas proportionellement les mêmes chez les personnes obèses par rapport aux personnes minces.

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Plusieurs facteurs favorisent l'obésité

Il ne fait aucun doute que la génétique joue un rôle essentiel dans la détermination du poids corporel. Mais elle seule ne peut pas rendre compte de l'augmentation fulgurante de l'obésité dans les pays occidentaux au cours des 20 dernières années. Il est certain que les habitudes alimentaires interviennent, avec notamment l'abondance d'aliments très caloriques et peu coûteux. La progression de la sédentarité est aussi un élément particulièrement important. Mais des chercheurs viennent de découvrir un nouveau facteur influençant le développement de l'obésité : la composition en bactéries du tube digestif.

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Obésité et bactéries intestinales

La composition de la flore bactérienne a été déterminée puis comparée entre personnes minces et obèses. Une telle analyse a été menée chez des souris puis chez des hommes.

Rappelons que notre tube digestif contient des milliards de bactéries, lesquelles participent activement à la digestion en prenant part à la dégradation des aliments. Au sein de cette flore intestinale, deux principales populations de microbes ont été identifiées et dénommées Firmicutes et Bacteriodetes.

Chez l'homme comme chez la souris, la proportion de Bacteriodetes est supérieure à celle des Firmicutes chez les plus minces, alors que c'est inversement la proposition de Firmicutes qui prédomine chez les obèses.

Cette différence s'est estompée après une perte de poids. C'est-à-dire que lorsque des sujets obèses ont perdu du poids sur une année, la proportion des Firmicutes se rapprochait de celles des sujets minces.

Publié par Rédaction E-sante.fr le Mardi 02 Janvier 2007 : 01h00
Source : Lay R.E. et coll., Nature, 444 : 1022-3, 2006 ; Turnbaugh P.J. et coll., 444 : 1027-31, 2006.