Mycose vaginale : comment s'en débarrasser !

Démangeaisons de la vulve et de l'entrée du vagin, pertes blanches épaisses, brûlures au moment d'uriner, rapports sexuels douloureux... Touchant jusqu'à 75% des femmes au moins une fois dans leur vie, les mycoses vaginales sont des affections très fréquentes, bénignes, mais handicapantes. Le point sur les traitements et les conseils pour éviter les récidives avec le Dr Joëlle Robion, gynécologue à Melun et membre du Syndicat national des gynécologues obstétriciens de France (Syngof).
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Mycose vaginale : ovules vaginaux et crèmes antifongiques

À l'origine des mycoses vaginales, un champignon de la famille des levures : le candida (à 90% le candida albicans), capable d'affecter plusieurs parties de l'organisme et notamment le vagin.

Le traitement de base contre la mycose vaginale 

La prise d'ovule, accompagnée d’une crème pour les mycoses vaginales, suffit souvent à enrayer les symptômes et le développement du champignon.

Comment utiliser des ovules vaginaux ?

L’ovule (en une prise bien souvent) est à introduire directement dans le vagin principalement le soir, même pendant les règles. Il se dissout lentement et libère une substance active qui détruit les champignons.

“On prescrira en même temps une crème antifongique en complément”, explique le Dr Robion. Celle-ci est à appliquer pendant une semaine à l'extérieur du vagin, sur la vulve et la peau à proximité pour soulager les symptômes de brûlures et les picotements.

Sachez-le : certains traitements sont en vente libre. Demandez conseil auprès de votre pharmacien. En cas de récidives ou de symptômes associés (douleurs pelviennes...), il est préférable de consulter son médecin traitant ou son gynécologue. “Attention à la prise excessive d’ovules, qui aurait l’effet inverse en augmentant les symptômes”.

Le partenaire doit-il être traité contre la mycose ?

“En général, non. Le traitement, à base de crèmes antifongiques, sera prescrit si celui-ci présente des symptômes de mycoses à son tour sur le pénis comme des rougeurs, des démangeaisons ou une peau qui pèle au niveau du gland. Les rapports sexuels ne sont pas contre-indiqués, car il ne s’agit pas d’une maladie sexuellement transmissible. En revanche, les rapports peuvent être douloureux. Du coup, l’abstinence se produit d’elle-même pendant quelques jours”.

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Source : Remerciements au Dr Joëlle Robion, gynécologue à Melun, membre du Syngof, syndicat national des gynécologues obstétriciens de France
"Les maladies de peau" du Dr Jean-Loup Dervaux aux éditions Dangles
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