La moitié des Européens en surpoids ou obèses

Publié le 09 Décembre 2010 par Hopital.fr
L’OCDE et la Commission européenne viennent de publier conjointement un rapport intitulé Panorama de la santé : Europe. Le constat est sans appel : le taux d’obésité a plus que doublé dans la majorité des pays européens ces vingt dernières années, et plus la moitié des européens sont en surpoids ou obèses.
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Surpoids : lamoitié des Européens sont en surpoids ou obèses

Le taux d’obésité chez les adultes varie fortement selon les pays européens : alors qu’il estinférieur à 10 % en Roumanie (7,9 %), en Suisse (8,1 %) et en Italie (9,9 %), il dépasse les 20 % au Royaume-Uni (24,5 %), en Irlande (23 %) et à Malte (22,3%). La France se situe sous la moyenne européenne avec un taux de 11,2 %.

Le nombre d’enfants en surpoidsou obèses est lui aussi plus ou moins important selon les pays : si près de30 % des enfants de 11 à 15 ans souffrent de surpoids ou d’obésité à Malte, laproportion est de 7,5 % pour la Lituanie. En moyenne, un jeune européen sur sept est en surpoids.

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L’obésité touche plutôt les femmes et les milieuxdéfavorisés

L’OCDE souligne également les inégalités sexuelles etsociales en matière d’obésité.Premièrement, les femmes sont plus souvent obèses que les hommes, même si le taux d’obésité augmente plus rapidement chez leshommes dans la plupart des pays. Surtout, l’obésité est plus courante chez lespersonnes pauvres et moins éduquées.

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Face à cette situation, le rapport fait remarquer que «l’obésité devient l’ennemi public numéro un dans la plupart des pays de l’OCDE» en raison de ses conséquences économiques et sociales : d’une part, les personnes sévèrement obèses meurent 8 à 10 ans plus tôt que les personnes depoids normal et ont plus difficilement accès à l’emploi, et d’autre part, l’obésité est coûteuse pour les systèmesde santé.

Au-delà de ces données inquiétantes en matière de santépublique, le rapport pointe la forte augmentation de l’espérance de vie à lanaissance, qui est passée de 72 ans en 1980 à 78 ans en 2007. De plus, bien queles maladies cardiovasculaires demeurent la première cause de mortalité enEurope, elles provoquent de moins en moins de décès.