Les 7 choses à faire pour réduire son risque de cancer
Publié le 11 Février 2019 à 11h57 par Mathilde Polivka, journaliste santé

Alimentation, alcool, tabac, activité physique... certains modes de vie favorisent l'apparition du cancer. Avoir une hygiène de vie saine aide à réduire le risque de cancer.

Le docteur Eric Sebban, cancérologue et chirurgien gynécologue nous donne quelques conseils à suivre :

1/ Ne pas fumer

Le tabac arrive en tête de toutes les causes de cancers, et serait responsable d'environ un tiers des décès par cancer. Le docteur Eric Sebban rappelle donc que pour voir son risque de cancer diminuer, il ne faut pas fumer. Le tabac est actuellement responsable de 8 cancers sur 10 chez les hommes et de 7 cancers sur 10 chez les femmes, selon le Centre International de Recherche sur le Cancer (CIRC).

2/ Ne pas consommer d'alcool régulièrement

En cas de consommation d'alcool, il faut réduire autant que possible sa quantité comme sa fréquence. L'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) informe que l'alcool représente la deuxième cause évitable de mortalité par cancer après le tabac en France. Le cancérologue Eric Sebban rappelle que même à faible dose, l'alcool augmente le risque de cancer. Les études scientifiques montrent une augmentation du risque de cancer dès la consommation moyenne d'un verre par jour, et l'augmentation du risque est donc proportionnelle à la quantité d'alcool consommée, explique l'Institut National du Cancer (INCa).

3/ Une alimentation saine et équilibrée

Le docteur Sebban explique qu'il n'existe pas de régime "anti-cancer". Cependant, avoir une alimentation saine et équilibrée est primordial. Favoriser une alimentation riche en protides, en lipides, en céréales complètes et en fruits et légumes est un mode alimentaire plus protecteur. A l'inverse, le cancérologue Eric Sebban rappelle qu'il faut éviter les laitages et viandes rouges en excès, également les aliments gras et sucrés. Le mot d'ordre à respecter est « avec modération », pour tout aliment en général.

4/ Garder son poids de forme

De plus, avoir une alimentation saine aide à rester mince, ce qui est essentiel dans la mesure où l'obésité et le surpoids sont des facteurs qui augmentent le risque de cancer. Et garder un poids de forme permet de se sentir bien dans son corps et de pouvoir bouger comme on le souhaite. Le maintien du poids de forme réside dans un équilibre entre alimentation saine et variée et activité physique régulière.

5/ Pratiquer une activité physique régulière

La pratique régulière d'une activité physique  prévient du cancer. Même en cas de survenue de la maladie, il réduit le risque de mortalité. Le docteur Eric Sebban rappelle qu'il est essentiel de rester actif au quotidien. Pratiquer 30 minutes d'activité d'intensité modérée au moins cinq jour par semaine est recommandé. Si cela est difficile à appliquer, des petits changements au quotidien comme se rendre à son travail à pied ou à vélo, prendre les escaliers plutôt que l’ascenseur, est tout aussi efficace.

6/ Éviter les traitements hormonaux

Les traitements hormonaux sont à éviter pour ne pas favoriser l'apparition de cancer. Par exemple, l'INCa a rappelé que les traitements hormonaux, en particulier ceux de la ménopause (THM), bien que leur efficacité soit établie, sont susceptibles ou soupçonnés de favoriser le risque de développer certains cancers.

Attention : le cancérologue Eric Sebban rappelle que la pilule contraceptive ne fait pas partie des traitements hormonaux à éviter pour réduire son risque de cancer.

7/ Se faire dépister

L'INCa rappelle qu'on ne sait pas dépister tous les types de cancer, mais plus un cancer est détecté tôt, plus le taux de guérison est important. Il existe actuellement trois types de cancer qui peuvent être dépistés :

  • Le cancer du sein
  • Le cancer colorectal
  • Le cancer du col de l'utérus

Le cancer du sein :Le cancer du sein est le cancer le plus fréquent chez la femme en France. Pratiquer une détection précoce du cancer du sein est primordial pour que les soins de ce cancer soient plus faciles et pour limiter les séquelles liées à certains traitements.

Le docteur Eric Sebban explique les modalités du dépistage du cancer du sein :

  • pour les populations à risque : c'est-à-dire lorsque certaines femmes ayant des antécédents médicaux personnels ou familiaux, ou certaines prédispositions génétiques, présentent un risque aggravé, dit « élevé » ou « très élevé », d'être atteintes de ce cancer, il y aura des radios plus régulières, avec également des mammographies et IRM. Chaque situation est unique, c'est pourquoi votre médecin généraliste ou gynécologue détermine les modalités de dépistage ou de suivi les mieux adaptées à votre cas.
  • pour les populations qui n'ont pas de risque : avant l'âge de 50 ans, il est inutile de recourir à des actes de dépistage du cancer du sein. Ensuite, un dépistage doit avoir lieu tous les deux ans de 50 à 74 ans. En revanche, un examen clinique de vos seins (palpation) est recommandé tous les ans dès l'âge de 25 ans.

Le dépistage du cancer colorectal : les hommes et les femmes de 50 à 74 ans sont invités, tous les deux ans, à réaliser à domicile un test de recherche de sang dans les selles.

Le dépistage du cancer du col de l'utérus : les femmes de 25 à 65 ans sont invitées, tous les trois ans, à se faire dépister (test de dépistage cervico-utérin).

 

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