Le médicament dolutégravir doit être évité au début de la grossesse

© Adobe Stock

Le dolutégravir, traitement du VIH, serait responsable de malformations congénitales comme le spina bifida. La dangerosité de ce médicament reste cependant à confirmer par d'autres études. 

PUB

Le dolutégravir (DTG), utilisé dans le traitement du VIH, serait responsable de malformations chez le fœtus. Notamment s'il est pris au cours de la conception et du début de grossesse. Voici la conclusion d'une étude menée au Botswana, présentée à l'occasion de la 22ème conférence internationale sur le Sida.

Les résultats préliminaires de l'expérience ont motivé une mise en garde de l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) sur le médicament, dès le mois de mai 2018. L'étude a porté sur 426 femmes séropositives, tombées enceintes alors qu'elles suivaient un traitement à base de DTG.

Les fœtus de quatre d'entre elles ont présenté une anomalie du tube neural, une partie du système nerveux. Celui-ci se forme normalement au cours des 28 premiers jours de grossesse. Chez ces fœtus, le tube neural n'était pas complètement fermé, pouvant entrainer un retard de développement, des paralysies ou encore des troubles du langage. La manifestation la plus connue est le spina bifida.

PUB
PUB

Une étude à poursuivre

"Ce taux de 0,9 % [de malformations chez les femmes sous DTG] est à comparer au taux de 0,05 % observé chez les femmes traitées avec des antirétroviraux à base d'éfavirenz et de 0,09 % chez les femmes séronégatives. Ces résultats sont statistiquement significatifs", détaille l'OMS dans une note d'information interne.

L'organisation précise que ces résultats doivent néanmoins être suivis par d'autres études pour s'assurer que le DTG est bien impliqué dans la survenue de malformations congénitales. 

En attendant cette confirmation, l'OMS conseille, par mesure de précaution :

  • de privilégier un traitement à base d'éfavirenz (EFV), un antirétroviral dont l'innocuité a été démontrée, chez les femmes et adolescentes en âge de procréer; 
  • de prescrire le DTG aux femmes et adolescentes en âge de procréer si un accès à une contraception systématique est garanti.

L'organisation rappelle que les femmes sous DTG ne doivent pas interrompre leur traitement sans avis médical. Pour rappel, l e dolutégravir permet de stabiliser l'infection par le VIH. Cet antirétroviral est reconnu pour son efficacité et sa tolérance; le virus a également moins tendance à développer une résistance contre ce médicament.

PUB
PUB

Contenus sponsorisés