Confinement : les dispositifs d’aide pour les femmes battues

Le confinement peut rapidement devenir une situation à haut risque pour les victimes de violences conjugales. Les autorités ont donc pris plusieurs mesures pour venir en aideaux femmes violentées par leur partenaire pendant l’épidémie de COVID-19.
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Être bloqué chez soi avec sa moitié n’est pas forcément un problème, si les relations sont saines. En revanche, le confinement peut rapidement se transformer en un piège mortel pour les victimes de violences conjugales.

Un numéro d’urgence par texto

Le confinement qui a débuté le 17 mars 2020, a été mis en place pour enrayer l'épidémie du nouveau coronavirus et protéger la population. Toutefois, cette mesure se révèle dangereuse pour certaines personnes. Les autorités rapportent une “recrudescence des violences conjugales". 

Marlène Schiappa, la secrétaire d'État à l'Égalité femmes-hommes a expliqué sur Europe 1 “Nous observons qu'il y a +32% de signalements de violences conjugales en zone gendarmerie en une semaine et +36% dans la zone de la préfecture de police de Paris en une semaine également". 

Pour venir en aide aux femmes battues, le gouvernement a renforcé le dispositif du "3919".

Si les victimes n’ont pas la possibilité de s’isoler pour joindre le ligne d'appel"Violence Femmes Info", elles peuvent depuis le 1er avril envoyer un texto au 114, le numéro d’urgence normalement dédié aux personnes sourdes et malentendantes

Lorsqu’on vit avec son agresseur, il est, en effet, plus discret d’envoyer un texto pour demander de l’aide que de passer téléphoner. 

Ce numéro est en service 24 heures sur 24, 7 jours sur 7. Après réception du texto, des agents de régulation contacteront les services d’urgence disponibles (samu 15, la police ou la gendarmerie 17, les sapeurs-pompiers 18).

Violence conjugale : quitter son domicile est possible 

Lors de la mise en place du confinement, le président de la République avait précisé aux Français qu’il ne serait pas possible de changer de lieu d’hébergement pendant toute la durée de la mesure. Fuir un partenaire violent est une des exceptions à la règle. Les victimes de violences “peuvent se sauver, elles peuvent fuir, elles peuvent appeler le 115 pour l’hébergement”, a rappelé Marie-Pierre Badré, la présidente de l’observatoire des violences faites aux femmes sur France info.

Il est aussi possible de prétexter un jogging ou une course pour se rendre au commissariat et porter plainte.


Des points de contact pour chercher de l’aide

Les pharmacies, devenues des lieux importants du maintien du tissu social, sont aussi rentrées dans la lutte contre les violences conjugales. L'Ordre national des pharmaciens et le gouvernement se sont entendus. Les victimes de violences conjugales ont la possibilité de se signaler auprès de leur pharmacien de quartier. Il alertera les forces de l’ordre.

Le ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner, a précisé que la femme battue pouvait utiliser un code devant le pharmacien, comme "masque 19", si son conjoint l’accompagnait.

Pendant le confinement, les femmes victimes de violences, ont aussi la solution de se rendre dans les centres commerciaux pour demander de l'aide. Certains font partie des "points de contact" mis en place.


De plus, la vigilance collective reste de mise ! Si vous êtes témoin ou suspectés des violences chez des voisins ou des proches, il est primordial de prévenir. Si la situation semble dangereuse, contactez le 17, sinon vous pouvez vous tourner vers le 3919 ou faire un signalement à la mairie/service protection de l’enfance.

Protégez vos proches avec des solutions de Téléassistance !

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Source : Le site d'information stop-violences-femmes
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