Violences conjugales : qui alerter, quelles démarches entreprendre ?

En France, une femme décède tous les trois jours sous les coups de son mari ou ex-conjoint. Toutes les violences conjugales doivent être dénoncées avant de ne plus pouvoir le faire. A qui s'adresser ? Quelles démarches faut-il entreprendre ?

La création d'un numéro unique national pour les victimes de violences conjugales, dont le lancement est accompagné d'une campagne d'information, est l'occasion de rappeler que toutes les violences conjugales sont punies par la loi, quelles qu'elles soient. Les violences perpétrées au sein d'un couple, ou par un ex-conjoint, ne sont pas seulement véhiculées par les coups, les agressions, les viols et les violences sexuelles, mais aussi par des humiliations, des insultes, des menaces et autres pressions psychologiques.

Le point commun des victimes de violences conjugales ? La peur de s'exprimer !

Les victimes sont paralysées par la peur, souffrent de l'isolement, de la honte et d'une forte dévalorisation d'elles-mêmes. Bref, elles se replient et craignent de parler de la terrifiante souffrance qu'elles endurent. C'est ainsi qu'elles ne parviennent pas à sortir du cycle des violences. Afin de les aider, les pouvoirs publics nous encouragent tous à signaler les violences.

Les témoins

Les témoins tout d'abord, ont pour obligation (sous peine de non-assistance à personne en danger) de les signaler dès les premiers faits constatés au service social de la mairie, du conseil régional, aux services de police, de gendarmerie, aux associations spécialisées, etc.

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Source : Communiqué de presse du Ministère délégué à la Cohésion sociale et à la parité, 14 mars 2007.