Cancer du sein : la consommation de protéines animales augmente les risques

Une consommation élevée de protéines animales est associée à un risque plus élevé de développer un cancer du sein. C’est une des découvertes partagées lors du congrès annuel de la société américaine d’oncologie clinique de 2020.
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Depuis des décennies, nous savons que l’alimentation a une influence non-négligeable sur le développement du cancer, en particulier celui du sein. Une nouvelle étude, présentée lors du congrès annuel de la société américaine d’oncologie clinique de 2020, a mis en évidence un lien entre la consommation de protéines animales et un risque plus élevé d’avoir un cancer du sein.

Cancer du sein : la consommation de protéines de 100 000 femmes analysée

Les chercheurs du Lundquist Institute for Biomedical Innovation du centre médical  Harbor-UCLA situé à Torrance (Californie) ont analysé les données du registre de l’initiative pour la santé des femmes, étude menée entre 1993 et 1998. Ce dernier compte les dossiers de 100 024 femmes ménopausées atteintes d'un cancer du sein, âgées de 50 à 79 ans.

En près de 15 ans, l’équipe a relevé 6 340 nouveaux cas de cancer du sein, 764 décès dus à la maladie et 2 059 morts survenues après la guérison. Le suivi a été assuré jusqu’en 2016.

Outre fournir leur données médicales, les participantes ont dû remplir un questionnaire sur leur consommation en protéines en distinguant bien celles d’origine animale et végétale.

L’analyse de ces informations a permis aux chercheurs de parvenir à une conclusion : bien que la consommation générale de protéines ne soit pas liée à la survenue de cancers du sein ou d’autres maladies, un apport plus élevé en protéines animales est corrélé à une incidence plus élevée de la maladie. 

Toutefois, si les femmes amatrices de viandes, œufs et produits laitiers sont plus susceptibles de développer une tumeur mammaire, elles ne montrent pas de risques plus élevés d’en mourir par rapport aux autres patientes d'un cancer du sein. 

Les protéines végétales semblent jouent un rôle protecteur

Si les protéines animales compromettent la santé des femmes, celles provenant des végétaux - en revanche - joueraient un rôle protecteur. Selon les analyses de l’équipe américaine un apport plus élevé en protéines végétales était lié à une fréquence plus faible de cancer du sein. Les femmes qui mangent régulièrement du soja, des pois chiches ou encore des noix, ont également moins de risque de mourir en raison de la maladie.

Dans la famille des légumes riches en protéines, on peut également citer les graines de courges, les graines de chanvre, le quinoa ou encore le sarrasin.

La professeure Kathy Pan de Lundquist Institute for Biomedical Innovation du centre médical  Harbor-UCLA et son équipe ont expliqué lors de la rencontre professionnelle virtuelle “Sur la base des résultats d'une détermination calibrée par biomarqueur de l'apport en protéines en fonction de la source, un apport plus élevé en protéines végétales était associé à un risque significativement plus faible d'incidence du cancer du sein et de décès après un cancer du sein tandis qu'un apport plus élevé en protéines animales était associé à un risque significativement plus élevé d'incidence du cancer du sein, mais pas la mortalité”.

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