Alanis Morissette : enceinte après l'horreur des fausses-couches et des dépressions post-partum

Publié le 03 Juillet 2019 par Sophie Raffin, journaliste santé
Alanis Morissette, enceinte à 45 ans de son troisième enfant, pose radieuse sur la couverture du dernier numéro du magazine Self. Mais avant de connaître ce nouveau bonheur, la chanteuse canadienne a dû faire face à plusieurs fausses-couches ainsi que deux dépressions post-partum. Elle s'est confiée sur son parcours difficile.
© abacapress

Dans quelques semaines, Alanis Morissette et son mari Mario "Souleye" Treadway – déjà parents d'Ever Imre (8 ans) et Onyx Solace (2 ans) – vont accueillir leur troisième enfant dans quelques semaines. Mais le parcours vers cette nouvelle maternité n'a pas été simple pour la chanteuse du tube “Ironic”. Elle a confié à la journaliste du magazine Self “J'ai toujours voulu avoir trois enfants, puis j'ai eu quelques problèmes et quelques fausses-couches, alors je ne pensais pas que c'était possible”.

Elle a profité de cet échange pour partager la douleur vécue après ses pertes “J'ai ressenti tellement de chagrin et de peur. J'ai poursuivi et prié pour ma grossesse. J'ai beaucoup appris sur mon corps, la biochimie, l'immunité et la gynécologie tout au long de ce processus. C'était un apprentissage tortueux et un processus sur le long terme et rempli de pertes”.

Pour faire face à l'adversité, l'artiste a décidé de prendre les choses en main “j'ai fait des recherches tentaculaires sur tout : des hormones au physique, chaque piste qui pouvait nous donner des réponses”, explique-t-elle. Elle a ensuite ajouté “Plusieurs médecins ont ri en voyant l'épaisseur de mes dossiers. J'ai essayé toutes les méthodes de l'automédication intensive aux médicaments allopathiques classiques”.

Deux dépressions post-partum

Si la conception de son troisième enfant a été un long parcours, l'arrivée de ces deux aînés n'a pas été simple non plus. Alanis Morissette a souffert de dépressions post-partum après chaque naissance.

Elle explique “je me réveillais et j'avais l'impression d'être recouverte de goudron. Ce n'était pas la première fois que je souffrais de dépression, alors j'ai pensé «oh bien, c'est très familier. Je suis déprimée, je pense ». Elle poursuit “Et, avec mes antécédents personnels de dépression, il était tellement normal que je sois dans des sables mouvants ou - comme j'appelle ça - dans le goudron”.

S'appuyant sur ses épisodes dépressifs passés, elle pensait que la musique pourrait la sortir de la torpeur qui l'entourait depuis la naissance de son premier fils. Elle a entamé une tournée mondiale et a eu recours à l'automédication. Il lui a ainsi fallu 1 an et 4 mois pour consulter un docteur. La seconde fois, elle a mis des mots sur son mal au bout de 4 mois.

Pour cette troisième grossesse, elle ne compte pas répéter ses erreurs passées. Elle prévoit d'aller chercher de l'aide dès qu'elle sentira les symptômes de la dépression post-partum.

Qu'est-ce que la dépression post-partum ?

La dépression post-partum touche environ 13% des femmes. Contrairement au baby blues qui survient quelques jours après l’accouchement, ce trouble peut apparaître tout au long de la première année de bébé.

Les manifestations de la maladie varient d'une femme à l'autre. Mais le plus souvent, les patientes ressentent une grande tristesse persistante. Elle peut être associée à un abattement physique. Les autres signes possibles sont une forte anxiété, une perte de l’appétit, voire du sommeil.

Par ailleurs, certaines femmes ont l'impression de ne pas être à la hauteur de leur rôle de mère. Dans les cas les plus graves, on observe également des problèmes d'attachement avec l'enfant. Il est alors important d’agir et mettre en place une aide psychologique urgente.

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