Alanis Morissette se confie sur sa troisième dépression post-partum

Alanis Morissette qui a souffert de dépression post-partum à la naissance de ses deux premiers enfants, doit à nouveau lutter contre ce mal depuis l’arrivée de petit garçon Winter en août dernier. Elle s’est confiée sur cette difficile épreuve sur CBS News.
© abacapress

Alanis Morissette qui a rencontré des difficultés pour tomber enceinte, avait accueilli l’annonce de sa troisième grossesse avec une grande joie. Mais l’interprète de la chanson mondialement connue Ironic a dû faire face à une autre difficulté à l’arrivée de son 3e enfant Winter en août dernier. Comme après ses deux premiers accouchements, la dépression post-partum assombrit sa joie. 

Dépression d’Alanis Morissette : des images horribles dans la tête 

Après un essai publié sur son site web révélant qu’elle souffrait pour la troisième fois de dépression post-partum, la chanteuse de 45 ans a été interviewée par la journaliste de CBS News Mireya Villarreal.

Elle a confié que son nouvel épisode lui donnait l’impression d’être sous l’eau et jugée en permanence. Alanis Morissette explique “Cette fois-ci, c'est moins de dépression, c'est plus de l’anxiété et un peu plus de pensées compulsives et obsessionnelles". Lorsque la journaliste a demandé à la star de préciser la nature de celles-ci, elle a répondu "Je veux dire des images qui sont horribles, très souvent à propos de la sécurité des personnes que vous aimez, de vos proches, de vos enfants ... et ensuite je dois juste me rappeler à moi-même : 'Oh non, c'est juste la dépression post-partum qui revient à nouveau. Arrête."


La dépression post-partum est un “singe sournois avec une machette”

Dans les écrits publiés sur son site, l’artiste explique que pour elle la dépression post-partum est “ un singe sournois avec une machette - se frayant un chemin dans mon psychisme."

Alanis Morissette partage son expérience afin de mieux faire connaître la maladie. Elle écrit "Si l’on veut une perception sans stigmatisation des maladies mentales et des discussions sans jugement, il est important de comprendre et de donner des détails de ce à quoi cela ressemble vraiment."

La chanteuse dont la première dépression post-partum avait été diagnostiquée 16 mois après la naissance de son premier enfant en 2010, explique "Ma stratégie de survie consistait simplement à passer à travers... puis j'ai ensuite parlé à une professionnelle qui connaissait tout sur la dépression post-partum. Je lui ai demandé : Est-ce que ça va disparaître si je ne fais que me taire ?. Elle a dit : 'Non, ça empire réellement.' Alors dès que j'ai entendu ça, j'ai pensé que ça ne pouvait pas être pire ... alors j'ai commencé à prendre des médicaments tout de suite. "

Pour sortir de ces périodes angoissantes, la maman d'Ever Imre (8 ans) et Onyx Solace (2 ans) et Winter (2 mois) s'appuie sur ses proches et sa passion la musique. Elle ajoute "Il y a des moments où je pense que ça va être assez facile, ou je suis un peu arrogante. Mais je n'y pense pas en termes de guérison, car je sais que la dépression post-partum n'est pas quelque chose qui dure une semaine. Vous savez pour moi, c’est au moins deux ans, peut-être un peu plus longtemps".

Alanis Morissette : “je sais qu’il y a une lumière au bout du tunnel”

Malgré les angoisses et les pensées noires, Alanis Morissette ne doute pas. Elle confie “j'ai vécu l'autre côté de la dépression postpartum et je connais cette relation… Je sais qu'il y a une lumière au bout du tunnel". La maman de trois enfants ajoute "Je serais prête à recommencer. Je sais que cela semble un peu fou, mais, vous savez, je suis prête aux sacrifices présents pour le gain futur. Je l'ai fait un million de fois".

Alanis Morissette a également donné des conseils aux proches de jeunes mamans. Elle recommande d’accueillir les femmes qui viennent d’accoucher, les bras ouverts et sans attente. Elle assure que le simple fait d’être présent à leur côté fait une énorme différence.


Dépression post-partum : qu’est-ce que c’est ?

Plus d’une femme sur 10 (13%) souffre de dépression post-partum. Contrairement au baby blues qui survient après l’accouchement et dure quelques jours, ce trouble persistant peut apparaître tout au long de la première année du bébé.

Les signes de cette dépression particulière varient d’une maman à l’autre. Toutefois, dans la majorité des cas, les patientes ressentent une grande tristesse persistante. Elle peut être associée à un abattement physique. Les autres symptômes possibles sont une forte anxiété, une perte de l’appétit ou encore du sommeil.

Certaines femmes ont aussi l'impression de ne pas être à la hauteur de leur rôle de mère. La relation avec leur enfant peut pâtir de cet état. Il peut aussi menacer la bonne santé et la sécurité du nourrisson (en cas de difficultés à s’intéresser à l’enfant ou à s’en occuper). Il est ainsi important d’agir et de mettre en place une prise en charge rapidement.

Plusieurs facteurs peuvent augmenter le risque de dépression post-partum chez la maman : 

  • se sentir seule ; 
  • avoir des difficultés financières ;
  • avoir des antécédents de dépression.
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