Additifs : qui se cachent derrière les E... ?

E425, E526,… que font ces « noms d'autoroute » sur les étiquettes des emballages alimentaires ? L'Union Européenne rassemble sous ces bannières les additifs, qui font l'objet de règles sévères. 315 additifs sont aujourd'hui autorisés en Europe et la liste est réévaluée régulièrement. Eclaircissements.
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Les fameux E font souvent peur, car ces dénominations codifiées sont incomprises ou trop obscures. Et pourtant, nous pouvons nous y fier, car pour mériter cette appellation, les additifs doivent répondre à des critères rigoureux et sont régulièrement contrôlés. En premier lieu, l'additif doit répondre à un besoin technologique clairement identifié. Deuxièmement, il ne doit présenter aucun danger pour la santé (aux doses légales) en l'état des connaissances scientifiques. Et troisièmement, il ne doit pas induire le consommateur en erreur. Tout additif qui ne figure pas dans la liste est interdit. Lecture à la loupe.

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44 colorants : E1..

Utilisés pour améliorer la présentation des aliments, ils leur ajoutent ou redonnent de la couleur. Certains sont naturels et souvent extraits de cellules végétales : E100 - curcumine, E101 - vitamine B2, E162 - rouge de betterave Mais la majorité d'entre eux sont obtenus par synthèse.

39 agents conservateurs : E2...

Leur nom est explicite, lui aussi : ils prolongent la durée de conservation des aliments, notamment en empêchant la prolifération des microbes. Exemples : E200 - acide sorbique, E251 - nitrate de sodium, E228 - sulfite de sodium

Publié le 10 Avril 2007
Auteur(s) : Nicolas Rousseau, diététicien nutritionniste
Source : Science et Vie hors série n°238, mars 2007.