Des plantes anti-pollution !

Des plantes anti-pollution !Faciles à entretenir et économiques, les plantes anti-pollution ajoutent à leur effet décoratif, celui d'épurer efficacement l'air de nos maisons. Mais, attention, toute plante n'est pas une petite usine exterminant les COV (composés organiques volatiles). Alors, lesquelles choisir ?

Peintures, colles, meubles en panneaux de particules, produits d'entretien, détergents, encre des imprimantes ou des papiers d'emballage, mais aussi vêtements qui reviennent du pressing, shampoings pour moquettes, désodorisants, solvants, laques, isolants, linoléum, dégagent des composés organiques volatils extrêmement toxiques. Certes, nous ne nous en rendons pas compte (à moins de souffrir d'allergie à l'une de ces substances) ou alors nous ignorons que ces COV sont responsables d'irritations oculaires, rhinites, toux, migraines, ou état de fatigue constant. Ces plantes dépolluantes ne sont pas un pur effet de mode pour citadins en mal de verdure ou apprentis écologistes. Leur effet a été prouvé par de nombreuses études scientifiques, notamment celles d'un chercheur américain travaillant pour la NASA, le Pr Wolverton.

Une épuration naturelle


Actuellement, les polluants les plus notoires dans les logements et bureaux demeurent le benzène, le formaldéhyde, le trichloréthylène et l'ammoniac. Le mécanisme de dépollution des plantes est fort simple. Leurs feuilles absorbent les toxiques, lesquels sont ensuite convertis dans les racines en produits organiques, nutriments de base pour la plante. En règle générale, plus une plante consomme d'eau, plus elle génère d'humidité et plus elle est à même d'éliminer des polluants. D'autre part, plus les feuilles sont grandes, plus grand est le contact avec l'air, et donc plus elles assainissent. Attention cependant aux moisissures (causes d'allergie), que l'on peut éviter en drainant bien les plantes, et en disposant des petits cailloux au-dessus de la terre.

Lesquelles choisir ?


D'abord évitez muguet, poinsettia et diffenbachia et privilégiez ficus, philodendron, dracaena, lierre, chlorophytum. Mais vous pouvez affiner votre choix en sachant qu'à chaque toxique correspond une ou plusieurs plantes anti-toxiques.

- Champion toutes catégories : le lierre, qui élimine 90 % du benzène, un solvant fréquent dans les peintures, encres, matières plastiques, caoutchouc, détergents et la fumée du tabac, et hélas, réputé très cancérigène.

- Championne ex-aequo, le chlorophytum qui supprime en 24 heures, jusqu'à 96 % de monoxyde de carbone et 86 % de formaldéhyde, présents dans les peintures et les fumées de cigarettes.

- Spécial ordinateurs et télévision : le cactus qui diminue très fortement les effets nocifs des ondes électromagnétiques. À placer près des écrans en question, et noter que, contrairement aux autres plantes, il produit de l'oxygène la nuit et rejette du gaz carbonique durant la journée.

- Exterminatrice de l'ammoniac présent dans les produits de vaisselle et les dégraissants de toutes sortes : l'azalée trouve sa meilleure place près de l'évier.

- Vous venez de repeindre une pièce, avant de vous y installer, meublez-la d'un pot de chrysanthèmes. Fonction première de ces derniers, détoxifier le trichloréthylène, un solvant utilisé dans les peintures et vernis.

- Spécialiste du formol (formaldéhyde) émis par les mousses d'isolation, les papiers d'emballage et le papier essuie-tout, la colle à moquette et les vêtements ayant subi un nettoyage à sec : le ficus benjamina. Si vous n'aimez pas cette plante, adoptez des bambous d'intérieur ou un aloe vera qui absorbent eux aussi jusqu'à 90 % du formol contenu dans l'air d'une pièce.

- Le philodendron est le meilleur absorbant de pentachlorophémol dit PCP que l'on trouve dans les produits de traitement du bois. Deuxième avantage : ses grandes feuilles dégagent beaucoup de vapeur d'eau, et humidifient donc les pièces trop sèches.

Article publié par le 23/02/2009
Cet article n'a pas fait l'objet de révision depuis cette date. Il figure dans le planning de mises à jour de la rédaction.

Sources : Côté santé, février 2009.

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