L’ingestion d’une pile plate est une urgence !

L’ingestion d’une pile plate est une urgence !

La taille des piles s’est considérablement réduite, à tel point que nombre d’entre elles sont désignées par piles « bouton ». Le problème est qu’elles peuvent très facilement être avalées par les enfants. Non seulement ces piles peuvent étouffer les tout-petits, mais en raison de leurs composants chimiques, elles peuvent également provoquer des lésions dangereuses…

Piles boutons ingérées : asphyxie ou brûlures

De plus en plus petites et de plus en plus utilisées, notamment dans les jouets, les piles boutons sont aussi de plus en plus ingérées par les enfants. Cet accident de la vie courante peut tourner au drame en raison du risque d’asphyxie et parce que les composants chimiques de ces piles qui se retrouvent à l’intérieur de l’organisme peuvent être mortels.

En effet, une fois ingérées, les piles diffusent leurs ingrédients, lesquels brûlent les muqueuses et provoquent des lésions très rapidement, quelques heures peuvent suffire.

Pile au lithium ou alkaline

Dans le cas des piles bouton au lithium, le relargage de cette substance chimique génère un courant éclectique qui provoque une brûlure chimique. La température locale peut ainsi monter jusqu’à 44° en moins de 2 heures et le pH atteindre 12, à l’origine d’une nécrose locale. Si la pile est au contact d’une muqueuse, ce phénomène de brûlure est encore plus rapide. La muqueuse commence à être détruite dans les 15 minutes suivant le contact avec le lithium.

Et c’est souvent ce qui se produit car ces petites piles plates chromées, notamment celles de 2 ou 2,5 mm de diamètre,  restent souvent coincées notamment dans l’œsophage des jeunes enfants entraînant une ulcération rapide avec un risque majeur de perforation de l’œsophage.

De la même façon, les piles alcalines sont tout aussi dangereuses et elles peuvent aussi attaquer la muqueuse gastrique et intestinale si elles ne restent pas coincées plus haut.

Article publié par le 25/08/2010

Sources : Marom T. et coll., International Journal of pediatric otorhinolaryngology, 74 (8), 849-54, 2010.

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