Dans votre assiette : la pêche

Publié par Paule Neyrat, Diététicienne le Lundi 02 Septembre 2002 : 02h00
Mis à jour le Jeudi 21 Juin 2012 : 12h34
-A +A

Une pêche croquée dégoulinante de jus peut être un pur moment de bonheur. Mais pour l'obtenir, il faut vraiment bien choisir ce fruit, souvent malmené et décevant.

Les origines de la pêche

Le nom du pêcher "Prunus persica" pourrait faire penser qu'il avait ses racines en Perse (Iran maintenant). C'est là qu'il fut ainsi baptisé mais en fait, cet arbre est originaire de Chine. D'ailleurs, la floraison donne encore lieu à une fête rituelle tout comme au Japon. Comment est-il arrivé en Europe ? Botanistes et historiens ne sont pas d'accord. Pour certains, c'est Alexandre le Grand qui rapporta le pêcher en Europe. Pour d'autres, ce sont les Romains. Parce qu'elle avait la même forme, la pêche fut d'abord nommée "malum persicum", soit "pomme perse". Puis, au fil des siècles, ce nom a évolué en "pessicum" puis "pesca". Les Italiens l'appellent toujours ainsi tandis que les Français l'ont transformé en "pêche" et les Anglais en "peach".

Sa peau veloutée a donné lieu à une expression familière : « nous rêvons toutes d'avoir une peau de pêche ».

En France, le pêcher est cultivé depuis le Moyen-Âge. A partir du XVIe siècle, notre pays devint le centre de la production européenne, ce qui n'est plus le cas maintenant ! Dans le jardin fruitier du Roi Soleil, à Versailles, il existait une quarantaine de variétés différentes dont les noms évoquaient souvent les charmes féminins : le téton de Vénus, la belle de Chevreuse, la belle de Vitry.

Maintenant, la pêche est cultivée surtout dans la moitié sud de la France. Les importations d'Espagne ou d'Italie sont importantes, surtout en début de saison. Juillet et août sont des mois de pleine production. Ce qui nous vaut d'ailleurs souvent les colères des agriculteurs mécontents des prix.

Il en existe différentes variétés

Deux espèces dominent le marché :

  • les pêches blanches : ce sont des fruits de texture fine. Quand ils sont mûrs, ils sont bien juteux, parfumés et fragiles. Les pêches blanches sont plus abondantes en début de saison. Il en existe différentes variétés comme la Primerose ou l'Alexandra.
  • les pêches jaunes : fruits plus gros, souvent plus sucrés, parfois plus parfumés, mais moins fragiles. Les variétés les plus courantes sont la Maycrest, la Springlady, la Redtop, l'Elegant Lady.
  • Les pêches plates et les pêches sanguines : plus rares, leur saveur est parfois plus prononcée mais elles sont moins juteuses.
  • Les pêches de vigne : inspirant la nostalgie, elle provenaient autrefois de pêchers plantés dans les vignes, d'où leur nom. On en trouve de fin août à fin octobre venant de quelques vergers de la Vallée du Rhône qui assurent une petite production.
Publié par Paule Neyrat, Diététicienne le Lundi 02 Septembre 2002 : 02h00
Mis à jour le Jeudi 21 Juin 2012 : 12h34
A lire aussi
Pêche Publié le 22/06/2001 - 00h00

La pêche est un fruit d'été qui se caractérise par une chair moelleuse et juteuse. Malheureusement, ça n'est, hélas, pas toujours le cas.

Nectarine et brugnon Publié le 22/06/2001 - 00h00

La nectarine et le brugnon, que l'on confond souvent, proviennent d'arbres issus du pêcher et créés par le génie humain. Il n'existe pas de nectarinier, ni de brugnonier à l'état sauvage.

Dans votre assiette : la poire Publié le 12/02/2003 - 00h00

Lorsque sa chair fond dans la bouche, ce peut être un moment de pure volupté. On la consomme surtout en hiver car le choix de fruits n'est pas grand en cette saison. Mais la poire se présente sous différentes variétés que l'on trouve toute l'année.

Dans votre assiette : la clémentine et la mandarine Publié le 29/01/2003 - 00h00

Clémentines et mandarines, on les confond souvent à juste titre puisqu'elles viennent de la même variété d'arbre. Les clémentines, peut-être parce qu'elles sont sans pépins et encourageaient ainsi notre paresse naturelle, ont pris le pas sur les mandarines.

Plus d'articles