Tiques : le vaccin protégeant des encéphalites est en rupture de stock

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Le vaccin permettant de protéger de l'encéphalite à tiques après une morsure est en rupture de stock. Il sera remis à disposition mais restera difficilement accessible, prévient l'Agence de sécurité du médicament.

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C'est une complication peu connue des morsures de tiques. Et il existe un moyen de s'en prémunir. Mais depuis le mois de juin, le vaccin contre l'encéphalite à tiques (TICOVAC®) est en rupture de stock. Pour les adultes, puis pour les enfants, selon l'Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM).

Indiqué après une morsure de tique, ce vaccin sera remis à disposition le 23 juillet pour les adultes et le 30 juillet pour les enfants. Même alors, les stocks seront "très limités", annonce le laboratoire Pfizer.

Les produits seront donc réservés "à des besoins médicaux urgents", selon le fabricant. Mais celui-ci ne fournit pas plus de précisions sur la nature de ces urgences. La situation est critique car trois injections sont nécessaires afin d'obtenir une protection optimale, selon les recommandations officielles.

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Des formes parfois graves

En temps normal, cette vaccination est recommandée à toute personne séjournant en zone rurale ou forestière d'Europe centrale, orientale ou septentrionale entre le printemps et l'automne. La transmission s'effectue principalement au cours de ces saisons.

Le vaccin permet de stimuler la protection d'anticorps dirigés contre le virus responsable de l'encéphalite à tiques. Pour être efficaces, les doses doivent être délivrées sur une période d'un an et des rappels sont nécessaires afin de prolonger l'immunité.

Pour rappel, le virus à l'origine de l'encéphalite à tiques est capable de provoquer des infections sévères au niveau du cerveau, de la moelle épinière mais aussi des méninges. Les formes les plus graves se manifestent par une perte de conscience et un coma pouvant évoluer jusqu'au décès.

10 à 20 % de séquelles

Les principaux symptômes sont des maux de tête et une forte fièvre. Par la suite, un quart à un tiers des malades va souffrir d'abattement profond, d'agitation et d'autres troubles liés aux atteintes cérébrales. Des séquelles perdurent dans 10 à 20 % des cas.

Chaque année, 5 000 à 13 000 cas d'encéphalite à tiques sont signalés dans le monde. Elle est considérée comme très rare en France. Les régions centrales d'Europe, l'Asie centrale et orientale sont les plus touchées.

A défaut d'un vaccin, plusieurs mesures efficaces permettent d'éviter les morsures : porter des vêtements longs et couvrants, notamment un pantalon rentré dans des chaussures montantes, mais aussi recourir à un répulsif efficace.

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