Les tiques : savoir éviter l'infection

Publié le 03 Mars 2004 à 1h00 par Rédaction E-sante.fr
La borréliose, plus connue sous le nom de maladie de lyme, est endémique en Alsace avec 200 cas par an pour 100.000 habitants. Non diagnostiquée, cette affection transmise par les tiques peut entraîner des troubles neurologiques. Mieux vaut être informé et savoir inspecter systématiquement sa peau après chaque balade en forêt, afin de repérer la tique, l'ôter correctement et désinfecter la plaie. Et bien sûr, consultez si une rougeur qui s'étend sur la peau apparaît.
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Présentes sur l'ensemble du territoire français, certaines tiques sont le vecteur de Borrelia Burgdorferi, la bactérie responsable de la maladie de Lyme. Logées dans les forêts, elles se répandent jusque dans les jardins des zones peu urbanisées. Chaque année, plusieurs centaines de cas sont identifiés.

Des vampires acérés

La tique, quel que soit son stade (larve, nymphe ou adulte, dite imago), se délecte de repas sanglants qu'elle puise une fois fixée sur sa proie pendant des heures, en douceur et sans douleur. C'est durant ce festin que la victime est susceptible d'être infectée par la bactérie Borrelia Burgdorferi. L'infection n'est pas systématique et le risque de transmettre la bactérie est mal connu.

15 à 20% des tiques véhiculent la borréliose

On estime à 15-20% la quantité de tiques porteuses de Borrelia. Si le parasite n'a pas pu être enlevé, le risque de transmission s'élève un peu. Si le stade primaire de l'infection est dépassé ou si le traitement n'a pas été efficace (7% des cas), la maladie de Lyme se manifeste par des troubles articulaires, neurologiques et cardiaques (non spécifiques à cette pathologie et donc difficiles à diagnostiquer). Il faut savoir qu'un épisode antérieur de la maladie n'immunise pas contre une nouvelle infection.

Les repérer puis les enlever correctement

Il est donc essentiel de déceler ce parasite en examinant attentivement sa peau après chaque balade en forêt : il faut rechercher une sorte de tête d'épingle de quelques millimètres au maximum, fichée dans la peau. Une fois repérée, deux techniques permettent de l'enlever sans risque : le tire-tique et la pince à épiler.

Le tire-tique

Outil simple et très utile, le tire-tique se présente telle une sorte de pied-de-biche, faisant levier avec la tête de la tique.

La pince à épiler

La pince à épiler, comme l'utilisation des doigts, est efficace à condition d'être employée par un opérateur entraîné. En effet, le risque est de couper en deux l'indésirable, de laisser la tête en place et de faciliter la transmission de l'infection.

A ne surtout pas faire

  • Utiliser soi-même une pince à épiler si l'on n'est pas un opérateur avéré.

    Recourir à l'éther. Ce produit est inefficace, voire dangereux. En endormant la tique, il lui fait vider ses glandes salivaires, lesquelles contiennent les bactéries.

  • Une fois la tique ôtée, il est nécessaire de désinfecter la plaie. Chez l'enfant de moins de 4 ans et chez la femme enceinte un traitement antibiotique (amoxicilline) durant 10 jours sera prescrit. Une surveillance est ensuite pratiquée pendant quelques jours.
  • Il existe cependant un moyen simple de limiter le risque de piqûre : porter des vêtements recouvrant tout le corps lors des promenades en forêt.
Source : Le Généraliste, n°2117, vendredi 11 mai 2001.