"Taxe sel" : les députés veulent taxer les produits trop salés

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Une "taxe sel" serait en discussion au sein de l'Assemblée Nationale. Par cette mesure, les députés souhaitent diminuer les quantités de sel "caché" dans notre alimentation, reponsable de nombreux problèmes de santé. 

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Des députés travailleraient sur le projet d'une "taxe sel". Une information confirmée par Michèle Crouzet, députée La République En Marche (LREM) et membre de la "commission d'enquête sur l'alimentation industrielle", sur le plateau de RTL le 29 août 2018.La mesure vise à contraindre financièrement les industriels à diminuer les quantités de sel dans leurs produits.

La majorité du sel que l'on absorbe (près de 80%) est du sel "caché", présent dans les produits transformés. Le condiment est utilisé comme rehausseur de goût mais également comme conservateur. Dans les produits à base de viande, le sel est employé comme agent de rétention d'eau, ce qui augmente le poids du produit fini.

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L'excès de sel favorise certaines pathologies

Parmi les aliments les plus riches en sel "caché", on compte notamment les fromages, la charcuterie, les soupes industrielles, les plats tout préparés ou encore le pain et les viennoiseries. Certaines eaux minérales (Vals, Vichy, Badoit...) peuvent également contenir beaucoup de sel.

Or, l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) recommande une consommation de sel quotidienne de cinq grammes maximum chez l'adulte. Au-delà, on s'expose à un risque accru :

Une manière de diminuer le sel "caché" dans notre alimentation est d'être plus attentif lors de nos achats. On peut ainsi vérifier la teneur en sodium des aliments sur leurs étiquettes. On préfèrera également acheter des denrées de base (fruits, légumes, farine, etc.) et préparer soi-même ses plats. De cette façon, c'est le consommateur qui contrôle lui-même la quantité de sel.

Une fois en cuisine, on ne baisse pas sa vigilance. On goûte avant d'ajouter du sel à une préparation et on veille à moins saler l'eau de cuisson. Enfin, épicer ses plats leur donnera du goût et nous évitera d'ajouter du sel par la suite.

Une nouvelle taxe pour mieux manger

Cette "taxe sel" rappelle la "taxe soda" en vigueur depuis 2013 en France. Depuis 2017, cette taxe est encore plus contraignante pour les industriels, en variant selon la quantité de sucre ajoutée.

Cette taxe est applicable "aux boissons non alcoolisées contenant des sucres ajoutés (sodas par exemple) ou des édulcorants de synthèse (de type boissons light)" précise le gouvernement sur son site internet.

Publié par Aline Garcin, journaliste santé le Jeudi 30 Août 2018 : 16h00
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