Obésité : un quart de la population risque d’être touché en 2045

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Dans 40 ans, une personne sur quatre dans le monde sera obèse, d'après une étude. Un surpoids qui risque de coûter cher aux pays les plus touchés.

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Le monde pèse de plus en plus lourd. Et cela menace directement sa santé. A l'occasion du Congrès européen sur l'obésité, qui se tient à Vienne (Autriche), une équipe composée de scientifiques danois et britanniques a chiffré l'ampleur du phénomène.

A l'horizon 2045, une personne sur quatre sera en situation d'obésité, d'après cette étude financée par le laboratoire Novo Nordisk, spécialisé dans le traitement du diabète. Actuellement, 14 % de la population mondiale sont concernés par cette surcharge pondérale, qui se définit par un indice de masse corporelle (IMC) supérieur à 30.

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Tous les pays ne sont pas égaux face à cet excès de poids. Les plus riches sont, sans surprise, les plus défavorisés. Ainsi, au Royaume-Uni, 48 % de la population risque de souffrir d'obésité  d'ici 2045. Aux Etats-Unis, ce serait plus d'une personne sur deux.

Une personne sur huit diabétique

Au-delà des chiffres, cette surcharge pondérale représente une réelle menace pour la santé publique. Car l'obésité favorise de nombreuses pathologies. "La graisse superflue peut notamment provoquer des maladies cardiovasculaires, le diabète de type 2, des troubles musculo-articulaires tels que l'ostéo-arthrite, et certains cancers", liste l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) sur son site web.

Le diabète, justement, risque d'exploser en même temps que l'obésité d'après cette étude. Elle prévoit que, d'ici 2045, 14 % de la population mondiale souffrira de cette maladie.

Et toutes ces pathologies pourraient coûter cher aux pays concernés. Outre les dépenses liées aux soins médicaux, elles favorisent l'absentéisme au travail et l'invalidité. A terme, elles provoquent aussi des décès prématurés.

Afin de lutter contre l'épidémie d'obésité mondiale, l'OMS recommande plusieurs mesures. Au niveau individuel, il est possible de réduire les risques en adoptant une alimentation équilibrée – riche en fruits et légumes, limitée en lipides et en sucres –, couplée à une activité physique régulière (2 heure 30 par semaine). Mais les Etats sont eux aussi invités à se montrer plus fermes, en taxant les boissons sucrées par exemple.

Mots-clés : Obesite, Surpoids, Diabete, Oms
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