Réprimer sa sensation de faim ? Plus facile pour les hommes !

Les hommes seraient davantage capables que les femmes de faire abstraction de leur sensation de faim. C'est du moins ce que suggère une étude américaine récente. L'effet des hormones féminines sur le cerveau est une des explications possibles.
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Un scanner du cerveau

Cette étude a été menée au Brookhaven National Laboratory de New York aux Etats-Unis. Ce laboratoire est spécialisé dans les travaux de recherche sur les zones cérébrales liées au comportement alimentaire. En scannant leur cerveau, il a par exemple montré que les personnes en surpoids ne ressentaient pas aussi bien que les autres que leur estomac était plein. Sa toute nouvelle étude, parue le mois dernier dans Proceedings of the National Academy of Sciences, a mis en évidence que le cerveau des femmes réagit bien plus fort à la nourriture que celui des hommes.

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Réprimer la faim

Les chercheurs ont testé 13 femmes et 10 hommes. Pour être certains qu'elles avaient faim, les personnes du test n'avaient pas été autorisées à manger pendant 18 heures. Le laboratoire a ensuite préparé le plat préféré des 23 participants à l'étude : pizza, lasagne, cake au chocolat, etc. Pendant la demi-heure de scanning de leur activité cérébrale, ces personnes voyaient et sentaient les plats. Elles étaient aussi autorisées à en goûter un petit morceau. On leur a ensuite demandé à la fin de l'expérience de répondre à des questions portant sur leur sensation de faim et leur envie de manger. Avant le deuxième scanner, les chercheurs ont demandé aux participants de l'échantillon de réprimer leur sensation de faim.

Mission réussie pour les hommes. En comparaison avec les premiers scanners, leur cerveau a montré une activité nettement moins associée à la faim. Chez les femmes par contre, la situation était différente. Quelques femmes ont réussi à réprimer leur faim mieux que certains hommes. Mais, en moyenne, l'activité cérébrale liée à la faim des femmes est restée aussi importante que lors des premiers scanners.

Publié le 23 Février 2009
Auteur(s) : Pieter Segaert, journaliste santé
Source : Wang, G.
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-J. Proceedings of the National Academy of Sciences, Janvier 2009.