Ménisque: les genoux des sportifs sont fragiles...

Les genoux des sportifs sont régulièrement le siège de blessures. En cause: la fragilité de ces petits coquetiers cartilagineux appelés ménisques.
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Les ménisques vont deux par deux

Nous avons deux ménisques dans chaque genou. Ces disques de cartilage jouent un double rôle de cales et d'amortisseurs. Ils sont maintenus en place par une série de ligaments, mais jouissent d'une certaine liberté de mouvement et d'une bonne élasticité. Si l'on tend la jambe, ils glissent vers l'avant. Si on plie le genou, ils sont poussés vers l'arrière. Malgré cette belle mobilité, des accidents peuvent survenir. Lors d'une entorse du genou, par exemple, le petit disque sort de sa loge pour se faire broyer entre le tibia et le fémur (os de la cuisse). Les joueurs de foot et de rugby en sont les principales victimes. Leurs ménisques souffrent à chaque fois qu'ils se laissent entraîner dans des mouvements du corps en rotation avec les pieds fixés dans le sol par les chaussures à crampons. Même chose à ski, en tennis, en volley, en basket ou en gymnastique! Une grosse pression sur la jambe tendue, lors de la réception d'un saut par exemple, met le genou à rude épreuve. Mais l'accident peut également se produire dans les gestes de la vie quotidienne comme lorsqu'on descend d'un trottoir.

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Problèmes de ménisque: chronologie des opérations

Les symptômes d'une déchirure du ménisque varient d'une personne à l'autre avec souvent l'apparition de douleurs localisées de type pincement sur les bords du genou, accompagnées d'une sensation de blocage lorsqu'on étend la jambe. Pour poser son diagnostic, le médecin palpe la région du genou et réveille la douleur en appuyant à la jonction du tibia et du fémur. Il procède aussi au "grinding test". Le patient est couché sur le ventre et on appuie verticalement sur la jambe repliée à 90 degrés en lui imprimant des mouvements de rotation. On peut aussi recourir à la résonance magnétique. On parle de lésions transfixiantes lorsque le ménisque se fend sur toute la longueur. Parfois, seule la périphérie est atteinte et la déchirure libère une petite corne de 1 ou 2 centimètres qui se retourne dans l'articulation comme une anse de seau. Contrairement à la plupart des blessures, ce type de lésion ne guérit pas spontanément car le ménisque est très faiblement irrigué et d'une capacité de régénération quasi nulle au terme de la croissance.

 
Publié par Gilles Goetghebuer, journaliste santé le Lundi 14 Juin 2010 : 02h00