Clinique générale du sport et Xenopi : choix de la sécurité maximale

Douze années après l'éventualité d'une contamination en 1992 par Xenopi à la Clinique générale du sport, une campagne de recherche est lancée pour dépister cette bactérie chez 7.000 patients opérés du genou de 1988 à 1992.
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Plus de 7.000 patients opérés du genou à la Clinique générale du sport (Paris) entre 1988 et juin 1993 vont recevoir une lettre les informant d'un risque d'avoir contracté une infection rare du genou. Le choix d'avertir directement les patients a été déterminé par la difficulté de trouver les coordonnées de leurs médecins actuels.

Compte tenu des particularités de cette infection, un groupe d'experts a formulé des recommandations pour les patients et les médecins afin de répondre aux questions suivantes : quels sont les symptômes qui doivent amener à consulter ? Quelle conduite à tenir pour le praticien (quels examens complémentaires et sur quelles anomalies poursuivre les investigations) ?

Les infections par la bactérie xenopi sont rares, d'évolution très lente sans symptôme spécifique et non contagieuse. Elles attaquent les articulations de façon insidieuse avec des symptômes évoquant des maladies comme la tuberculose, d'où des diagnostics retardés. Et c'est précisément pourquoi ce 2e cas d'infection n'a été mis en évidence qu'en septembre 2004, chez un patient de 42 ans pris en charge en 1992, soit 12 ans après la probable contamination à la Clinique du sport. Le premier cas possible avait été identifié précédemment chez un patient pris en charge en 1988.

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Mais cette même bactérie xenopi avait déjà été mise en cause à la Clinique du sport, dans 57 infections vertébrales. En 1997, le ministère de la Santé décidait un dépistage radiologique massif de 4.700 personnes opérées du dos dans cet établissement entre 1988 et 1993. Une démarche qui excluait les opérés du genou.

Quelle est la cause de ces infections ?

Un défaut de désinfection lors de la réalisation d'une arthroscopie, qui depuis a été corrigé. Ainsi, aujourd'hui, la Clinique générale du sport fait partie des établissements les plus surveillés.

Que cet incident ne condamne pas la Clinique générale du sport. Au contraire, elle atteint aujourd'hui un niveau de très haute qualité, tandis que la collaboration entre établissements de santé, ministère et usagers a été remarquablement bien menée.

Pour en savoir plus

Un numéro d'appel : 0 800 262 262.Un site internet : www.infoxenopi.fr.Institut national de veille sanitaire.Ministère de la Santé.

Publié par Rédaction E-sante.fr le Mardi 18 Janvier 2005 : 01h00
Source : Point presse de la Direction générale de la Santé, 11 janvier 2004 ; communiqué de presse de la DGS, 1er octobre 2004.