Melon charentais : il n’est pas toujours charentais !

Publié le 27 Juillet 2015 | Mis à jour le 28 Juillet 2015
Auteur(s) : Paule Neyrat, Diététicienne

On est en pleine saison du melon et, avec la chaleur qui règne dans certaines régions, c’est un fruit/légume que l’on déguste avec plaisir. Le melon charentais domine le marché mais il ne vient pas toujours des Charentes. 

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Le melon est arrivé en France en 1497, dans les bagages de Charles VII (le roi que Jeanne d’Arc voulait absolument protéger des Anglais). Il était allé guerroyer en Italie et en avait mangé à Cantalupo, propriété des Papes située non loin de Rome.

Les Papes étaient alors plusieurs et déployaient une grande activité économique, notamment dans la région d’Avignon qui leur appartenait alors. Ils développèrent la culture du melon, d’où le nom d’une des variétés actuelles qui est « Cantaloup ».

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Ensuite la culture du melon s’est développée dans le sud de la France et dans la région Poitou-Charentes. S’où cette dénomination de « Charentais » dont il existe plusieurs variétés : cantaloup charentais, charentais brodé entre autres.

Mais… il n’y a pas d’appellation protégée pour le melon charentais car aucun producteur ou groupe de producteurs n’a jamais pensé à prendre cette précaution. Les melons dits charentais proviennent souvent d’Espagne, du Maroc, d’Israël et même des Pays-Bas.

Alors, quand vous achetez un melon dans un supermarché, regardez son étiquette : elle doit obligatoirement indiquer le pays d’origine. Et faites l’effort d’acheter un melon français.

Non seulement pour aider les agriculteurs français, mais aussi pour protéger la planète : les melons venus d’ailleurs voyagent en camion ou en avion, et ça consomme bêtement de l’énergie.

Paule

Soumis par Paule Neyrat le
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