La grossesse de cette présentatrice lui a causé un cancer !

Une présentatrice américaine vient d’annoncer qu’elle était atteinte d’une forme rarissime de cancer, causée par un fœtus non viable.
© Istock

Une grossesse peut-elle se transformer en cancer ? Selon, Michelle Velez, une présentatrice américaine, oui. Sur les réseaux sociaux, elle a expliqué aux téléspectateurs la raison de son absence, causée par une forme rare de cancer.

"Le fœtus n'a jamais été formé" 

“On m'a diagnostiqué une forme de cancer rare liée à une grossesse anormale”, a écrit Michelle Velez sur ses comptes Facebook et Instagram. C'est extrêmement compliqué, alors je vais faire de mon mieux pour le traduire de manière simple.”

Cette mère de deux enfants a déclaré qu'elle avait souffert "d’une grossesse molaire, autrement dit, d'une grossesse qui n’est pas viable, c’est-à-dire qu’un fœtus n’a jamais été formé. Mais au lieu de faire une fausse couche, la grossesse a continué de grossir et de produire un tissu envahissant”, a-t-elle précisé.

Selon l’association “American Pregnancy”, il s'agit d'une maladie rare qui affecte 1 grossesse sur 1 000 personnes.

Certains signes de grossesse molaire comprennent des saignements vaginaux, des nausées et des vomissements. “Mais, dans de très rares cas, les tissus peuvent se transformer en cancer et se propager à d'autres organes d u corps”, a poursuivi la présentatrice. “C'est ce qui m'est arrivé, sans aucune raison… juste un manque de chance”.

Heureusement, cette forme de cancer peut être soignée.

“Les médecins ont toutes les raisons de croire que je serai saine et sauve à la fin de mes séances”, a écrit Velez. Cependant, pour tuer le cancer, elle devra passer par une chimiothérapie agressive.

"Je vais probablement perdre mes cheveux et subir d'autres effets secondaires de la chimiothérapie - mais cela est temporaire."

“J'ai déjà réussi mes deux premiers traitements cette semaine. Mais le nombre total de traitements dépend du temps que prennent les tissus à disparaître, a poursuivi Michelle Velez.

Heureusement, la journaliste se veut très positive “L’essentiel, encore une fois, c'est que mon cancer puisse être soigné”.

Qu’est-ce qu’une grossesse molaire ?

La grossesse môlaire est due à une anomalie survenue lors de la fécondation qui entraîne un développement anormal du placenta. C’est une complication très rare de la grossesse.

Concrètement, le placenta se développe parfois anormalement et il en résulte la formation d’une petite tumeur, appelée môle.

La môle peut être “complète”, c’est-à-dire qu’il n’y aura alors jamais d’embryon ou de fœtus. Elle est issue de la fécondation entre un ovule anucléé (sans noyau donc sans matériel génétique) et un ou deux spermatozoïdes haploïdes (contenant un seul exemplaire de chaque chromosome). Le produit de cette grossesse ne contient pas d’embryon mais uniquement le placenta qui se développe sous la forme de kystes multiples (dits en « grappe de raisin »)

Dans le cas d’une môle partielle, issue de la fécondation entre un ovule normal et deux spermatozoïdes ou un spermatozoïde anormal, un embryon peut se développer mais ne sera pas viable. 

Dans les deux cas l’œuf ne possède pas un matériel génétique complet, la grossesse est donc vouée à l’échec.

En France, la fréquence des môles est d’environ 1 pour 1000 grossesses.

Les symptômes d’une grossesse môlaire

Les premiers symptômes apparaissent en général au premier trimestre et s’apparentent à ceux d’une grossesse classique. La femme ressent alors des nausées, des vomissements. Cependant, son ventre est anormalement gonflé et elle perd du sang. Peu à peu, les saignements et la douleur s’intensifient. Il faut alors consulter en urgence son gynécologue qui pratiquera une échographie afin de diagnostiquer la môle.

Parfois, la grossesse môlaire se manifeste sous forme d’une fausse-couche spontanée. 

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