Infarctus : les symptômes que les femmes ne doivent pas prendre à la légère

Les symptômes d’un infarctus sont souvent moins visibles chez une femme que chez un homme. Ils sont même parfois absents. Il est donc essentiel de savoir prêter attention à certains facteurs de risques tels que des problèmes cardiaques ou la présence de trop de cholestérol dans le sang.
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Pendant des années, les recherches sur la crise cardiaque se penchaient principalement sur la gent masculine, identifiée comme population à risque. Mais les femmes ne sont pas immunisées contre les infarctus, surtout si elles sont ménopausées. En effet, si elles sont 4 fois moins susceptibles de souffrir d’un syndrome coronaire aigu lorsqu’elles sont réglées, après la ménopause, leurs risques sont équivalents à ceux des hommes.

Crise cardiaque : le nombre de cas augmente chez les femmes

En effet, les femmes ne sont pas épargnées par les maladies cardiovasculaires. Elles sont même la principale cause de mortalité des Françaises. Elles tuent 8 fois plus que le cancer du sein. Parmi tous ces troubles, l’infarctus du myocarde est la première cause des décès féminins (18%).

Dans l’inconscient collectif, la gent féminine semble protéger des maladies cardiaques et des infarctus, car ces pathologies apparaissent en moyenne 10 ans plus tard par rapport aux hommes. Elles sont en effet protégées pendant plusieurs années grâce à leurs hormones naturelles : les œstrogènes. Toutefois, on observe un changement de donne inquiétant. Si depuis 10 ans, le nombre d’infarctus du myocarde a chuté parmi la population masculine, il a - en parallèle - augmenté chez les femmes, et plus particulièrement les jeunes.

Selon la Fédération Française de Cardiologie, plus de 11% des femmes victimes d’un infarctus ont moins de 50 ans. Elles n'étaient que 4% en 1995.

Cette évolution s’explique en grande partie par l’évolution des modes de vie. L’association de cardiologie explique : "les femmes ont progressivement adopté les mêmes comportements à risque que les hommes. En particulier, depuis les années 70, les jeunes filles fument plus tôt et plus fréquemment. C’est d’autant plus préoccupant que le risque associé au tabac est plus important chez la femme que chez l’homme et ne dépend pas de l’âge". 

D’autres facteurs de risque des infarctus sont devenus aussi plus souvent observés parmi la population féminine : consommation d’alcool, manque d’exercice physique, alimentation déséquilibrée, surpoids, stress… Ils affaiblissent l’effet protecteur des œstrogènes naturelles.

Infarctus : la douleur thoracique, signe courant chez les deux sexes

Pendant une crise cardiaque, aussi appelé infarctus du myocarde, une partie plus ou moins étendu du muscle cardiaque est détruite à la suite d’une obstruction d’une artère. L’arrêt du flux sanguin prive les tissus du cœur d’oxygène qui se nécrosent alors. Le symptôme le plus courant aussi bien chez les hommes que les femmes est la douleur thoracique. Les patients disent souvent avoir l’impression d’avoir la poitrine serrée en étau. Cette souffrance peut aussi irradier dans la mâchoire, le dos et/ou le bras gauche. Si elle persiste, il faut contacter le service des urgences.

Toutefois, ce n’est pas le seul signe d’alerte, d’autres éléments doivent mener à s’inquiéter. Et plus particulièrement les femmes qui présentent des signes atypiques.

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Source : Cœur de femmes : aujourd'hui les femmes sont moins protégées que les hommes, Fédération Française de Cardiologie, 2020.
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