Chikungunya : un cas détecté dans le Tarn

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Une personne de la commune de Rabastens a été infectée par le chikungunya. La préfecture appelle à la plus grande prudence pour éviter une contagion du virus. 

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Un cas de chikungunya a été relevé dans la commune de Rabastens, alerte la préfecture du Tarn dans un communiqué du 24 août 2018. "C'est la première affection de ce type qui touche le département" précise-elle.

Le chikungunya est une maladie qui se manifeste par :

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  • une fièvre élevée; température supérieure à 38,5 °C.
  • des maux de tête;
  • d'importantes douleurs musculaires et articulaires au niveau des extrémités (poignets, chevilles, phalanges);
  • des saignements des gencives et du nez.

Dans les cas les plus graves, le chinkungunya est responsable d'atteintes neurologiques graves : méningo-encéphaliteetatteinte des nerfs périphériques par exemple. Transmise par les moustiques, la maladie se manifeste en moyenne 4 à 7 jours après la piqûre.

Le moustique-tigre en cause

Les principaux vecteurs de la maladie sont les moustiques du genre Aedes, parmi lesquels l'Aedes albopictus ou moustique-tigre. Ce moustique à rayures blanches est présent sur la quasi-totalité du territoire français. En métropole, c'est principalement dans la moitié sud que le moustique-tigre est le plus actif.

La personne atteinte du chikungunya à Rabastens est un cas importé.Le malade a donc été infecté à l'étranger et non sur le territoire métropolitain. La transmission d'humain à humain de la maladie n'est pas possible.

Une personne infectée, si elle est piquée par un moustique du territoire, peut néanmoins propager le virus. C'est pourquoiune opération de démoustication est prévue au domicile et dans tous les lieux fréquentés par le malade, informe la préfecture du Tarn.

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"Actuellement en France, 30 départements rassemblent toutes les conditions propices à l'émergence du chikungunya" s'alarme l'Institut Pasteur sur son site internet. Ces conditions sont :

  • la présence du moustique vecteur dans la région;
  • la température et l'humidité favorables à l'éclosion des oeufs;
  • de nombreux voyageurs revenant de pays où le virus du chikungunya circule.

Eliminer les eaux stagnantes

Par ailleurs, la préfecture du Tarn conseille aux administrés de "contenir la reproduction des moustiques en détruisant les larves et donc supprimer les eaux dans lesquelles la femelle dépose ses œufs et où ses larves grandissent". Voici quelques mesures simples pour éliminer les eaux stagnantes à son domicile :

  • Supprimer ou vider régulièrement (au moins une fois par semaine) les coupelles sous les pots de fleurs, les vases, etc.
  • Vider puis retourner les seaux, matériel de jardin, récipients divers, ou mettez-les à l’abri de la pluie.
  • Recouvrir les bidons de récupération d’eau d’un filet moustiquaire ou de tissu, en s’assurant que les moustiques ne pourront pas accéder à l’eau.
  • Dans les bassins d’agrément, introduire des poissons qui mangeront les larves.

Publié par Aline Garcin, journaliste santé le Lundi 27 Août 2018 : 11h03
Source : Opération de démoustication à Rabastens, Préfecture du Tarn, 24 août 2018
Chikungunya : réponses aux questions les plus fréquentes, ministère chargé de la Santé, consulté le 27 août 2018
Chikungunya, Institut Pasteur, février 2017
Carte présence officielle moustique tigre France 2018, Moustique-tigre info, 22 janvier 2018
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