Tiques, maladie de lyme et méningo-encéphalite, pensez au vaccin !

La morsure de tique peut transmettre des infections bactériennes et provoquer la maladie de Lyme. Mais elle peut également transmettre des infections virales, comme la méningo-encéphalite. Près de 10.000 cas de méningo-encéphalites sont diagnostiqués chaque année en Europe. En l'absence de traitement, la vaccination contre ce virus est recommandée pour les résidents des zones à risque et pour les voyageurs friands d'activités de plein air dans les zones endémiques avec forte présence de tiques, de l'Alsace à l'Asie.
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De mars à octobre, la morsure de tique peut transmettre le virus TBEV (Tick Borne Encephalitis Virus), responsable de méningo-encéphalite. L'infection se déclare après une période d'incubation de deux semaines, par un syndrome non spécifique : fièvre modérée et frissons. Une dizaine de jours plus tard, 20 à 30% des patients développent une méningo-encéphalite plus ou moins intense, pouvant nécessiter une hospitalisation et laisser des séquelles (troubles de l'humeur, difficultés de concentration). Cette infection est mortelle dans 2% des cas développant une forme de méningo-myélite ou de méningo-encéphalo-myélite. Chez l'enfant, la forme prédominante est la méningite, d'évolution généralement moins grave que chez l'adulte.

Les régions endémiques

Ce virus sévit principalement en Europe de l'Est, Suède, Finlande, Russie asiatique et Asie. On note notamment une hausse de l'incidence dans les pays de l'ex-bloc de l'Est, où le tourisme est en croissance. Les pays d'endémicité élevée sont l'Allemagne, la Suisse, la Scandinavie, la République Tchèque et l'Autriche. Dans ces pays, la vaccination n'est pas obligatoire mais fortement recommandée, et près de 80% de la population est vaccinée. En France aussi, des foyers ont été identifiés en Alsace-Lorraine, dans les Vosges et dans la région d'Annecy, où une dizaine de cas sont enregistrés chaque année.

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La prévention vaccinale

Il n'existe pas de traitement spécifique, mais un vaccin est disponible : le TicoVac. Celui-ci est recommandé aux professionnels exerçant dans les zones à risque (agriculteurs, forestiers), aux résidents ruraux des régions endémiques et aux voyageurs de ces zones ayant l'intention de pratiquer des activités de plein air.

La primo-vaccination se réalise en trois injections intramusculaires. Le délai entre les deux premières injections est de trois semaines à trois mois, la 3e injection ayant lieu entre neuf et douze mois après la seconde. Une dose de rappel est ensuite nécessaire tous les trois ans.Il est recommandé de débuter le schéma vaccinal en hiver. Toutefois, la primo-vaccination en période estivale est possible avec une protection de 80%. Dans ce cas une immunisation rapide étant nécessaire, on réalise deux injections à quatorze jours d'intervalle. Le vaccin est autorisé à partir de 3 ans, mais entre les âges de 3 à 16 ans une demi-dose est utilisée en première injection. Il n'est pas remboursé par la sécurité sociale. Son prix étant libre, une dose coûte de 35 à 40 euros.Les laboratoires Baxter qui le commercialisent ont mis à disposition un numéro Vert d'information : 0800 822 246.

Publié par Rédaction E-sante.fr le Mardi 17 Mai 2005 : 02h00