Accident domestique : il meurt électrocuté par son téléphone en charge

Publié le 04 Juin 2019 par Sophie Raffin, journaliste santé
Il faut le reconnaître, nous ne pouvons plus vivre sans nos téléphones. Il n'est pas rare qu'on les utilise même en charge. Attention, ce geste n'est pas recommandé pour la durée de vie des smartphones, mais surtout il peut... tuer. Un Thaïlandais de 22 ans est décédé, électrocuté par son appareil en charge. Il a été retrouvé sur son lit.
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© Istock

Un jeune homme de 22 ans a été électrocuté dans son lit par son téléphone qui était en train de charger. Le drame, survenu dans la province thaïlandaise de Nakhon Ratchasima le 27 avril 2019, a été rapporté par le journal britannique Daily Mail.

Un membre de la famille a retrouvé son corps inanimé sur son lit, son smartphone sur lui. Des marques de brûlures étaient visibles sur les mains. Une autopsie a été réalisée et a confirmé que l'électrocution était la cause de son décès prématuré.

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Ce n'est pas le premier cas de ce type en Thaïlande. En février dernier, Kritsada Supol avait également été retrouvé mort chez lui avec son smartphone branché à une prise via un cable bon marché. L'enquête avait révélé qu'il écoutait de la musique avec ses écouteurs lors du drame.

Électrocution : environ 200 décès par électrocution par an

On dénombre environ 11 millions d'accidents domestiques par an en France. Plus de 4,5 millions de blessés se rendent aux urgences suite au drame et plus de 20 000 personnes y perdent la vie. Cela représente un taux 5 fois plus élevé que les accidents de la circulation (moins de 4 000 décés) et 20 fois plus que les accidents du travail (1 000 morts). C'est ainsi la 3e cause de mortalité dans l'Hexagone, après les cancers et les maladies cardiovasculaires.

Deux populations sont particulièrement touchées. En premier lieu, les enfants. En effet, les accidents domestiques sont la première cause de décès entre 1 à 14 ans. Viennent ensuite les personnes âgées. Deux décès sur 3 causés par des accidents de la vie courante concernent en effet les 75 ans et plus. En 2012, les plus de 65 ans représentaient 91% des décès par chute et 81% des décès par suffocation.

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Toutefois, les électrocutions ne sont pas fréquemment à l’origine des accidents de la vie. En France, on dénombre qu’environ 200 morts par électrocution par an. Par contre, 4 000 personnes par an approximativement souffrent de handicaps ou séquelles importantes après des électrisations graves.

Selon des données recueillies en 2012, les chutes sont la première cause de décès lors des accidents domestiques. Suivent ensuite la suffocation, l'intoxication, la noyade puis le feu.

Les hommes sont les plus touchés par l'électrocution

S'il fallait dresser un portrait robot de la victime d'une électrisation, il s'agit le plus souvent d'un homme d’une trentaine d’années, actif, blessé lors d'un accident du travail.

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Les personnes électrocutées présentent le plus souvent des brûlures. Il existe deux types de lésions :

- Les brûlures thermiques qui découlent de la chaleur du flash électrique. Les mains et le visage sont les zones les plus fréquemment touchées.

- les brûlures électriques. Le courant passe à travers l'organisme et a de graves conséquences. Ces lésions se distinguent par des marques noirâtres de petites dimensions et sont généralement des brûlures de 3e degré.

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Il est parfois nécessaire d’amputer les membres touchés par le courant si la brûlure est grave.

De plus, l'électricité peut aussi provoquer des blessures internes plus ou moins importantes sur son trajet. Ainsi après avoir pris une décharge, il faut surveiller si on souffre d'engourdissements, douleurs musculaires, spasmes, maux de têtes, troubles de la vigilance, convulsions ou encore difficultés à respirer. Ils peuvent, en effet, être les signes de lésions profondes. Par ailleurs, une électrisation peut provoquer des troubles du rythme cardiaque et/ou atteindre les cellules nerveuses, et ainsi entraîner le décès du patient.

Quelles sont les degrés de gravité des brûlures ?

On distingue 3 degrés de gravité de brûlure :

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  • Brûlure du premier degré. Elle n'est pas très grave : la peau est rouge, douloureuse et légèrement gonflée. On l'observe lors d'un coup de soleil léger ou d'un contact avec un liquide très chaud.
  • Brûlure du deuxième degré : en plus d'être rouge et douloureuse, des cloques apparaissent sur la peau. Cela montre que l'épiderme est détruit.
  • Brûlure du troisième degré : la peau est noire ou grisâtre, et prend un aspect cartonné. La peau est détruite en profondeur. C'est la forme la plus grave de brûlure.