• rating
    • rating
    • rating
    • rating
    • rating
    0 avis
  • Consultations (2287)
  • Commentaires (0)

La pilule innocentée !

La pilule innocentée !
Les pilules les plus récentes, dites de 3ème génération, ont été associées à un doublement du risque d'accident veineux thrombotique (occlusion d'une veine par un caillot sanguin). Aujourd'hui, grâce à une étude anglaise, cette controverse pourrait évoluer, et permettre la réhabilitation ce type de pilule.

Trois générations de pilule

La pilule a pour rôle de bloquer l'ovulation qui est sous le contrôle des hormones sexuelles (oestrogènes et progestérone). La 1ère génération de pilule contenait des doses très élevées d'hormones. De ce fait, ces pilules étaient efficaces, mais souvent mal tolérées. Par la suite, une amélioration qualitative a rendu possible la diminution des doses. Aujourd'hui, nous en sommes à la 3ème génération grâce à de nouvelles molécules ; on a réussi à dissocier au sein des hormones la partie qui bloque l'ovulation de celle qui joue un rôle hormonal. En conséquence, pour une même efficacité, les doses ont encore été diminuées pour une meilleure tolérance.

La controverse

Or, en 1995 le Comité britannique du Médicament a associé cette dernière génération de pilule à un doublement du risque veineux thrombotique. Il s'agit de la formation d'un caillot sanguin dans une veine pouvant provoquer son occlusion. Une veine bouchée peut entraîner une phlébite au niveau d'une jambe ou encore plus grave une embolie pulmonaire si le caillot remonte via le cœur, vers les poumons. Même si par la suite ce risque a été revu à la baisse, les médias avaient déjà largement divulgué cette information, tant et si bien que la prescription des pilules de 3ème génération a fortement chuté. Une étude anglaise a alors analysé si cette diminution d'utilisation se répercutait sur l'incidence des accidents veineux thrombotiques. La prescription de pilules de 3ème génération est passée de 53% (entre 1993 et 1995) à 14% (entre 1996 et 1998). En revanche, dans ce même laps de temps, le nombre d'accidents thromboemboliques, n'a pas diminué. De plus le rapport d'incidence est faible, de 1,04.

Article publié par le 02/10/2000
Cet article n'a pas fait l'objet de révision depuis cette date. Il figure dans le planning de mises à jour de la rédaction.

Sources : Farmer RTD et al. BMJ 2000 ; 321 : 477-479.

Trouvez-vous cet article intéressant ?
 

Pub