Obésité : dans un monde de sédentarité, bouger ou grossir, il faut choisir...

Publié par Dr Dominique Boute, médecin spécialisé en endocrinologie le Lundi 22 Octobre 2007 : 02h00
Mis à jour le Jeudi 03 Janvier 2013 : 19h20
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Notre poids résulte d'une interaction entre l'hérédité - qui conditionne notre capacité à grossir plus ou moins facilement - et l'environnement. Si l'obésité est liée à une prédisposition génétique, le rôle de l'environnement est fondamental et peut expliquer la progression inquiétante de cette maladie partout dans le monde.

Comment expliquer le développement de l'obésité ?

Si l'on regarde les choses de près, on s'aperçoit, à travers les études épidémiologiques, que ce n'est pas tant l'apport calorique global ni les apports en graisses qui sont en cause, mais plutôt la sédentarité.

En effet, on ne mange pas beaucoup plus qu'avant et nos apports en graisses, même s'ils sont trop importants, n'ont pas beaucoup évolué au cours des dernières années. En revanche, la sédentarité a fortement progressé : d'une demande physique au travail, nous évoluons le plus souvent vers une demande intellectuelle. D'une fatigue physique, nous évoluons vers une fatigue « intellectuelle » qui se traduit par le stress, le burn out (ou stade ultime du stress).

Or le travail « cérébral » nécessite peu d'énergie et le cerveau ne consomme que du glucose. Les muscles, quant à eux, consomment aussi du glucose, mais eux seuls sont capables de brûler des acides gras.

Le phénomène de sédentarisation représente donc un élément fondamental pour expliquer la tendance vers l'obésité.

La sédentarité de l'homme l'oblige à adapter son métabolisme

Pour mieux comprendre, il faut se rappeler que notre réserve d'énergie se situe dans notre tissu graisseux (là où sont stockées les graisses) et que notre corps ne peut fonctionner qu'en homéostasie, ce qui signifie qu'il doit y avoir un équilibre entre les apports et les dépenses d'énergie.

Il faut donc un équilibre entre les apports en graisses et la capacité du corps à "brûler" les graisses (on parle d'oxydation lipidique).

Publié par Dr Dominique Boute, médecin spécialisé en endocrinologie le Lundi 22 Octobre 2007 : 02h00
Mis à jour le Jeudi 03 Janvier 2013 : 19h20
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