Êtes-vous allergique aux cafards ?

Publié par Isabelle Eustache, journaliste santé le Lundi 21 Octobre 2013 : 07h26
Mis à jour le Lundi 21 Octobre 2013 : 09h23
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L’allergie au cafard est en quelque sorte un abus de langage.
Comme avec les acariens, on n’est pas allergique à l’animal lui-même, mais à ses déjections et aux petits débris qu’il produit, qui se retrouvent dans la poussière et que l’allergique peut inhaler…

Que faut-il savoir exactement sur cette allergie aux cafards ?

Nourritures et logis préférés des cafards

Si les blattes sont plus fréquentes dans les lieux précaires, elles peuvent cependant coloniser aussi des immeubles neufs, via les gaines d’aération ou des objets infestés (meubles anciens, matelas, courses…).

Les cafards raffolent de l’humidité, de la chaleur, de l’obscurité et de la poussière à laquelle ils contribuent. Ils se développent aisément dans de tels milieux, tellement fréquents dans nos logements.

Sachant qu’ils se nourrissent des particules alimentaires qu’ils trouvent dans la poussière, ils affectionnent tout particulièrement les cuisines, les placards, les vide-ordures et les poubelles. Mais ils peuvent aussi coloniser les caves, les buanderies, les gaines de tuyauterie, les fentes des murs, etc.

Le point sur l’allergie aux cafards

Les allergiques aux cafards le sont aussi souvent à d’autres pneumallergènes, comme les pollens, les acariens et les poils d’animaux (on parle d’allergie aux poils d’animaux mais on est en fait allergique à une enzyme présente dans la salive des animaux qui se retrouve sur les poils après léchage).

Les cafards génèrent des pneumallergènes

À l’instar de l’allergie aux acariens, la réaction allergique aux cafards est liée aux déjections qu’ils produisent et à leurs débris de mue qui se retrouvent dans la poussière et qui sont ainsi véhiculés par l’air ambiant dans tout le logement.

Rhinites et conjonctivites allergiques

Ces pneumallergènes pénètrent dans les voies respiratoires provoquant des rhinites (nez qui coule, éternuements à répétition, asthme…), voire des conjonctivites allergiques (rougeur de l’œil, larmoiements, œdème des paupières).

Publié par Isabelle Eustache, journaliste santé le Lundi 21 Octobre 2013 : 07h26
Mis à jour le Lundi 21 Octobre 2013 : 09h23
Source : Laouénan Christine, « Maison & Santé : bien respirer chez soi », Editions Pascal.
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