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Dans votre assiette : le melon

Dans votre assiette : le melonC'est le fruit d'une plante rampante de la famille des cucurbitacées. Cette famille rassemble courgettes et courges. Ce terme appliqué à un melon quand il n'est pas de bonne qualité montre bien le cousinage.

Le melon est probablement originaire d'Afrique tropicale. En tout cas, il était connu en Chine bien avant que le Christ ne vienne fixer un calendrier, certains disent 1000 ans avant lui, d'autres 4000 ans. On sait que Grecs et Romains s'en régalaient : poivré, vinaigré, relevé de garum. Au 15ème siècle, le melon arriva dans les bagages de Charles VIII revenant de guerroyer en Italie. Il en avait mangé à Cantalupo, domaine voisin de Rome et propriété des papes. D'ailleurs, ces mêmes papes qui sévissaient alors dans tous les domaines en développèrent rapidement la culture, près d'Avignon, qui leur appartenait. D'où le nom de la variété actuelle "Cantaloup". Plus tard, Henry IV démontra qu'il n'aimait pas que la poule au pot mais aussi ce fruit. Il en était très friand. Bien plus tard encore, Alexandre Dumas s'en régalait souvent, dit-on. Sous Louis XIV, la Quintinie, l'agronome de service, en fit pousser dans le potager royal et là aussi, comme pour bien d'autres produits, il en améliora considérablement les plans.Il existe plusieurs types de melon

  • Le Cantaloup charentais : c'est la variété la plus courante, donc la plus consommée. C'est un melon sphérique, à l'écorce plutôt verte, lise et tranchée. La chair est orange. Elle doit être sucrée et parfumée.
  • Le Canari : ovale, son écorce jaune est non tranchée. Sa chair est blanche. En principe, sucrée et rafraîchissante.
  • Le Galia a une écorce brodée d'une résille de liège. Sa chair est émeraude. Elle a une saveur tout à fait différente. Il n'est pas très courant.
  • Les melons sont produits dans le Sud (est et ouest) de la France et dans la région de notre nouveau Premier Ministre, en Poitou-Charentes. Mais aussi en Guadeloupe et en Martinique, en Espagne, en Israël. La provenance doit être obligatoirement indiquée. Quatre grands modes de culture sont employés pour sa production :
  • en serres ou sous grands abris : il est chauffé et ainsi plus précoce.
  • sous chenilles plastiques : elles protègent les plants ce qui permet une production régulière. Cette méthode est utilisée surtout dans le Sud.
  • sous bâches, c'est-à-dire en fait sous des voiles transparents qui le protègent aussi.
  • en plein champ, planté sur un film plastique qui réchauffe la terre et évite les mauvaises herbes.
qui leur appartenait. D'où le nom de la variété actuelle "Cantaloup". Plus tard, Henry IV démontra qu'il n'aimait pas que la poule au pot mais aussi ce fruit. Il en était très friand. Bien plus tard encore, Alexandre Dumas s'en régalait souvent, dit-on. Sous Louis XIV, la Quintinie, l'agronome de service, en fit pousser dans le potager royal et là aussi, comme pour bien d'autres produits, il en améliora considérablement les plans.Il existe plusieurs types de melon

Bon pour tout le monde ?

Pas vraiment malgré ses indiscutables qualités nutritionnelles. Il peut être difficile à digérer. Le gramme de fibres (pour 100 g) qu'il contient ne justifie pas cet inconvénient. Il a en tout cas un effet laxatif certain. C'est pourquoi on déconseille formellement sa consommation aux mamans qui allaitent leur bébé car il pourrait leur donner la colique !

Comment le choisir et l'utiliser ?

Choisir un bon melon peut relever du parcours du combattant. Comme bien trop de fruits, les melons sont récoltés avant leur maturité pour mieux être stockés, acheminés et restockés. Or, un melon n'est bon que lorsqu'il est bien mûr. Le Porto n'améliorera jamais un fruit du style courge. Certains producteurs indiquent le taux de sucre au moyen d'une pastille collée sur le fruit. Une craquelure autour du pédoncule est un bon signe de maturité. On dit que les melons femelles seraient bien meilleurs que les mâles. Les femelles se reconnaîtraient à leur auréole large… Il est inutile de faire des commentaires graveleux ou sexistes sur ce cliché : les melons n'ont pas de sexe. L'allure de l'auréole est fonction de la variété du melon. On dit aussi qu'il faut le soupeser, un melon lourd étant meilleur qu'un léger. Ceci relève aussi de la plus haute fantaisie. Un melon mûr se garde au réfrigérateur, soigneusement emballé dans un alu pour éviter que son odeur ne contamine tout l'appareil. Le melon se sert coupé en deux ou en quartiers, délivré des graines intérieures. On peut en faire des boules si l'on a la cuillère appropriée, l'intégrer dans une salade de fruits ou de légumes, dans des brochettes. De fines tranches disposées en éventail sur une assiette sont très agréables à dégusterIl se cuit aussi : en dés, sautés au beurre ou dans un peu d'huile, ou bien en papillotes au four (chaud) mélangé à d'autres fruits. Le melon s'associe au jambon de Parme ou à un simple jambon de pays finement coupé. Mais en fait, il va avec tout : salades vertes, avocat, fenouil, foie gras, blancs de volaille etc…

Article publié par Paule Neyrat, Diététicienne le 05/08/2002

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