Arrêt du Noctran® et du Mépronizine® : recommandations aux patients

Publié par Isabelle Eustache, journaliste santé le Mardi 26 Juillet 2011 : 09h42
Mis à jour le Mercredi 27 Juillet 2011 : 09h03

Les deux médicaments Noctran® et Mépronizine® vont être retirés du marché. En conséquence, les autorités ont formulé des recommandations à destination des patients occasionnellement insomniaques et traités à l’aide de ces spécialités pharmaceutiques.

Noctran® et Mépronizine® : arrêt progressif à planifier

Noctran® et Mépronizine® sont deux médicaments hypnotiques prescrits à des personnes souffrant d’insomnies occasionnelles ou transitoires.

La décision de l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) de retirer leur autorisation de mise sur le marché (AMM) repose « sur des risques de cumul d’effets indésirables graves ou de mésusage auxquels exposent » ces médicaments. Le Noctran® par exemple est composé d’une association de 3 substances actives.

Le retrait du marché ne sera effectif qu’à compter du 27 octobre 2011 pour le Noctran® et du 10 janvier 2012 pour le Mépronizine®, ce qui laisse le temps aux patients de planifier leur prise en charge.

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Arrêt du Noctran® et Mépronizine® : attention au syndrome de sevrage

En effet, comme pour tout hypnotique, l’arrêt du traitement ne doit pas se faire brusquement mais progressivement, afin de prévenir ou de limiter un effet rebond ou un syndrome de sevrage. Quelle que soit l’ancienneté du traitement et plus particulièrement en cas d’utilisation au long cours, les patients doivent être informés par leur médecin du prochain retrait et ils doivent être suivis afin de bien mener le sevrage et de mettre en place, le cas échéant, un traitement de substitution. Inversement, les patients informés par les médias ou le bouche à oreille doivent consulter leur médecin pour organiser au mieux l’arrêt progressif de leur traitement qui peuts’étendre de quelques semaines à plusieurs mois.

Notre conseil : Avant de suivre un traitement, même sans prescription, ou avant de l’arrêter, demandez toujours l’avis de votre médecin, c’est plus prudent !

Publié par Isabelle Eustache, journaliste santé le Mardi 26 Juillet 2011 : 09h42
Mis à jour le Mercredi 27 Juillet 2011 : 09h03
Source : Communiqué de presse de l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps), 25 juillet 2011.
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