Apnées du sommeil : bien supporter l'appareillage

Publié par Dr Christelle Pierrot, médecin généraliste le Mardi 31 Mai 2016 : 13h27
Mis à jour le Lundi 20 Juin 2016 : 16h29

Les apnées du sommeil touchent environ 5% de la population. Si beaucoup ignorent qu’ils en souffrent, ceux pour qui le diagnostic de ces troubles du sommeil a été posé peuvent bénéficier d’un dispositif médical de pression positive continue (PPC) consistant principalement en un masque relié à un appareil respiratoire à utiliser durant la nuit. Cette machine peut effrayer au premier abord et ses inconvénients peuvent sembler insurmontables. Pourtant, quand on en connaît les bénéfices sur la qualité de vie et sur la santé, on comprend que ça vaille le coup d’apprendre à s’affranchir des obstacles.

Les apnées du sommeil, qu’est-ce que c’est ?

Les apnées du sommeil sont le plus fréquemment des apnées de type obstructif, c’est-à-dire caractérisées par une obstruction de la gorge (liée à une obésité, un cou large, une langue épaisse ou autre) empêchant l’air d’atteindre les poumons, donnant lieu à des symptômes spécifiques tels que des ronflements sonores et des épisodes de pauses respiratoires ou d’étouffements répétés durant la nuit. Les micro-réveils et la mauvaise oxygénation engendrés par ces apnées sont responsables d’une sensation de fatigue intense dès le lever et de somnolence importante durant la journée retentissant sur la vie sociale et professionnelle : trouble de la concentration, trous de mémoire, irritabilité, dépression.

Les conséquences d’un tel syndrome vont bien au-delà de l’altération de la qualité de vie puisqu’en l’absence de traitement, il est responsable d’un risque accru d’hypertension artérielle, de maladies cardiovasculaires (insuffisance cardiaque, infarctus, accident vasculaire cérébral), et d’accidents de la route (endormissement au volant).

A noter : il existe également le syndrome d’apnée centrale du sommeil qui n’est plus un problème mécanique mais cérébral : le cerveau donne l’ordre de cesser de respirer. Il est beaucoup plus rare, nous ne l’aborderons pas ici.

En quoi consiste le traitement du syndrome d’apnées obstructives du sommeil ?

Très généralement, on traite les apnées obstructives du sommeil à l’aide d’un appareil respiratoire à PPC (Pression Positive Continue) : comme son nom l’indique, cette machine envoie de l’air à une certaine pression (indiquée par le médecin) via le masque dans les voies respiratoires permettant de les garder ouvertes pour lutter contre l’obstruction responsable des ronflements et des apnées durant la nuit. Ainsi le patient récupère un bon sommeil et de ce fait une bonne qualité de vie. Par ailleurs, en étant traité correctement, il échappe aux conséquences graves voire mortelles des maladies cardiovasculaires et des accidents au volant.

Publié par Dr Christelle Pierrot, médecin généraliste le Mardi 31 Mai 2016 : 13h27
Mis à jour le Lundi 20 Juin 2016 : 16h29
Source : Avec la collaboration de Ana de Miquel Serra, Chef de marché respiratoire (Oxygène et Masques) chez  Philips Health Systems
http://www.philips.fr/healthcare/consumer/apnee-du-sommeil/homepage
http://www.institut-sommeil-vigilance.org/
http://www.sfrms-sommeil.org/wp-content/uploads/2012/10/HS3_reco_sas2010-1.pdf
A lire aussi
Les apnées du sommeil, c’est grave docteur ? Publié le 03/12/2015 - 13h38

Les apnées du sommeil n’ont rien d’anodin en terme de risque de maladies cardiovasculaires et sont surtout une cause importante d’hypertension artérielle. Elles doivent être soignées mais avant tout dépistées, ce qui est encore loin d’être systématique.

Plus d'articles