L’anaphylaxie : une urgence méconnue

Publié par Isabelle Eustache, journaliste santé le Vendredi 21 Octobre 2016 : 13h11
Mis à jour le Vendredi 21 Octobre 2016 : 13h11

Le choc anaphylactique est une réaction allergique sévère potentiellement mortelle. Dans 66% des cas, il est dû à un aliment et dans 20% des cas il survient à l’école. Or peu de Français connaissent suffisamment bien l’anaphylaxie pour prévenir les risques et y faire face.

© Istock

Plus de 2 écoles sur 3 accueillent un enfant avec un risque anaphylactique, mais elles ne sont pas suffisamment formées ou préparées à la gestion de l’urgence (1).

Prévenir le choc anaphylactique

Les personnes à risque de choc anaphylactique doivent consulter un allergologue afin d’identifier le ou les allergènes en cause, puis de mettre en œuvre les mesures d’éviction visant à éviter tout contact avec ces allergènes. Cette étape est indispensable pour éviter la crise d’anaphylaxie et le recours aux urgences.

Reconnaitre les signes d’alerte de l’anaphylaxie

La crise est précédée d’un ensemble de symptômes que l’on doit savoir reconnaitre :

  • rougeur de la peau,
  • urticaire sur n’importe quelle partie du corps,
  • œdème de la gorge et/ou de la bouche,
  • difficulté à respirer, à déglutir ou à parler,
  • douleur abdominale,
  • nausées, vomissements.

Face à ces prémisses, il convient d’administrer immédiatement de l’adrénaline en intramusculaire à l’aide d’un auto-injecteur. Or selon une étude européenne, 74% des enfants en chocanaphylactique ne reçoivent pas cette injection faute de prescription et « 54% qui avaient pourtant une prescription de stylo auto-injecteur ne l’avaient pas sur eux ou n’ont pas su l’utiliser » (2).

Dans son communiqué de presse, Meda insiste sur la nécessité de former les enfants concernés ainsi que leur entourage, y compris l’entourage scolaire, à l’utilisation du stylo, seul traitement disponible pour gérer correctement la situation d’urgence. En effet, « un tiers des réactions anaphylactiques sont prises en charge par une personne qui n’est pas un professionnel de santé ». Cette recommandation est également dictée par l’évolution croissante du nombre de personnes atteintes d’allergies alimentaires, qui a été multiplié par deux au cours des 10 dernières années.

Pour en savoir plus

Association pour la prévention des allergies (AFPRAL), http://allergies.afpral.fr/.

Publié par Isabelle Eustache, journaliste santé le Vendredi 21 Octobre 2016 : 13h11
Mis à jour le Vendredi 21 Octobre 2016 : 13h11
Source : Communiqué de presse 2016 de Meda. (1) EAACI. Déclaration Publique relative aux Allergies Alimentaires & à l’Anaphylaxie. Europeen Academy of Allergy & Clinical Immunology. 2013. (2) Grabenhenrich LB, Dolle S, Moneret-Vautrin A, et al. Anaphylaxis in children and adolescents: The European Anaphylaxis Registry. J Allergy Clin Immunol. Apr 2016;137(4):1128-1137.
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