Vivre vieux ? Oui, mais en gardant toute sa tête !

Publié par Dr Agnès Lara le Mercredi 27 Mars 2002 : 01h00
Avec le vieillissement de la population, de plus en plus de personnes sont atteintes de démence. Elles perdent alors leur capacité d'apprendre, de reconnaître ou de mémoriser. La médecine reste aujourd'hui encore impuissante à traiter ces maladies, mais on commence à connaître les facteurs susceptibles de les prévenir.
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La médecine a fait d'énormes progrès depuis la fin de la dernière guerre et l'espérance de vie a considérablement augmenté. Cependant, si la quasi-totalité des pathologies a pu bénéficier de ces avancées, tel n'est pas le cas de celles qui affectent notre cerveau. Celui-ci reste encore une boîte noire dans laquelle les médecins ne voient pas toujours très clair. Ainsi sommes-nous capables de maintenir le corps en bonne santé jusqu'à un âge très avancé, mais le cerveau, lui, subit souvent des phénomènes de dégénérescence cérébrale contre lesquels la médecine d'aujourd'hui ne peut rien. Avec le vieillissement de la population, de plus en plus de personnes sont atteintes de démences. Celles-ci sont liées à des accidents vasculaires cérébraux, à des maladies neurodégénératives comme la maladie d'Alzheimer ou plus simplement au vieillissement cérébral sans qu'aucune autre cause ne soit identifiée. Ne pouvant les guérir, la médecine s'attache plutôt à les prévenir.

Conserver une activité intellectuelle

Les démences se traduisent par une perte plus ou moins importante des fonctions cognitives du cerveau. Les symptômes les plus fréquemment observés sont des pertes de mémoires, des difficultés d'apprentissage ou d'adaptation à toute situation nouvelle, des difficultés de repérage dans l'espace et de reconnaissance de lieux ou de personnes.Plusieurs études ont déjà démontré la nécessité de conserver des activités intellectuelles variées pour réduire les risque d'apparition de maladie d'Alzheimer. Regarder la télévision, bricoler, lire, jouer aux cartes, visiter de nouveaux lieux, etc., peuvent être autant de stimulations capables de maintenir en éveil les fonctions mentales du cerveau, qui sans cela auraient tendance à s'endormir.

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Abaisser le taux de cholestérol sanguin

Par ailleurs, les médecins ont également mis en évidence l'effet bénéfique des traitements hypolipémiants (qui abaissent le taux de cholestérol sanguin) et notamment des statines. Celles-ci divisent par deux le risque d'apparition de démence chez les personnes de moins de 80 ans. Selon une équipe allemande, les statines (simvastatine) diminueraient le métabolisme du cholestérol dans le cerveau et apporteraient ainsi un effet protecteur.

Pour vivre vieux, tout en conservant sa lucidité, il est donc recommandé de maintenir une activité intellectuelle et de surveiller son taux de cholestérol. En cas de rhumatisme, il ne faut surtout pas négliger son traitement anti-inflammatoire, car celui-ci peut aussi avoir un effet protecteur sur le cerveau.

Publié par Dr Agnès Lara le Mercredi 27 Mars 2002 : 01h00
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