Vaccin anti-covid : les effets secondaires observés en France

La France tente d'enrayer l'épidémie de la COVID-19 avec une campagne de vaccination de grande ampleur. L’ANSM surveille attentivement les réactions aux 3 vaccins présents dans l'Hexagone (Pfizer, Moderna, AstraZeneca). Elle a rapporté plus de 3000 effets secondaires depuis les premières injections.
Vaccin anti-covid : les effets secondaires observes en France

Selon les dernières données publiées le 27 février 2021, 2 967 937 premières injections de vaccin contre la COVID-19 et 1 582 433  deuxièmes injections ont été réalisées en France depuis le début de la campagne. Si les Français sont de plus en plus enclins à se faire vacciner, les inquiétudes restent vives sur les effets des produits mis au point récemment. 

Vaccins Pfizer :  5331 cas d’effets indésirables majoritairement "non graves"

L’ANSM a mis en place un dispositif de surveillance renforcée pour suivre la campagne de vaccination contre la COVID-19. 31 Centres Régionaux de Pharmacovigilance (CRPV) sont chargés d’identifier les effets indésirables qui pourraient survenir après l'injection d’une dose. 

Elle a publié un nouveau rapport de pharmacovigilance réalisé par les CRPV de Bordeaux et de Marseille, le 19 février dernier. Depuis le début de la vaccination, 5331 cas d’effets indésirables ont été déclarés avec le vaccin Comirnaty de Pfizer/BioNTech. 20 % sont dits "graves". Toutefois, l'agence assure "La majorité des effets indésirables sont attendus et non graves". Elle ajoute :"L’analyse montre également que les effets réactogènes (fièvre, fatigue, maux de tête) sont plus fréquemment rapportés après la seconde dose",

Par ailleurs, l’organisation fait état de plusieurs  cas de décès rapportés après une vaccination. Elle précise toutefois : "Il s’agit de personnes âgées résidant en EHPAD ou en résidence vieillesse qui présentaient pour la plupart de lourdes comorbidités. Quelques personnes étaient suivies dans un service de soins palliatifs".

L’ANSM assure "Au vu des données actuelles, rien ne permet de conclure que les décès rapportés sont liés à la vaccination". Elle précise par ailleurs que "Ces cas continueront à faire l’objet d’une surveillance du vaccin".

Et l'organisation se veut ainsi rassurante : "À ce jour, il n’y a pas de signal confirmé de sécurité avec les vaccins contre la COVID-19".

Les effets secondaires des doses Pfizer observés lors de la semaine du 12 au 18 février ainsi que tous ceux repérés depuis le début de la campagne de vaccination sont détaillés dans notre diaporama.

Moderna et AstraZeneca : des effets indésirables également

Concernant les injections mises au point par le laboratoire Moderna, il est indiqué dans le communiqué : "Depuis le début de la vaccination avec le vaccin Moderna, 148 cas d’effets indésirables ont été analysés par les CRPV rapporteurs (Lille et Besançon). Un grand nombre de cas concerne des réactions retardées locales non graves. L’analyse montre, comme pour le vaccin Comirnaty, des déclarations d’hypertension artérielle qui seront surveillées attentivement. À ce jour, il n’y a pas de signal de sécurité confirmé avec le vaccin Moderna.".

La vaccination des professionnels de santé avec les doses AstraZeneca a commencé le samedi 6 février dans plusieurs établissements de santé français. Depuis son lancement en France, 971 cas d’effets indésirables ont été analysés par les CRPV rapporteurs (Amiens et Rouen). "La grande majorité de ces cas concerne des syndromes pseudo-grippaux, souvent de forte intensité (fièvre élevée, courbatures, céphalées).  Ces cas confirment l’existence d’un signal potentiel, déjà identifié le 11 février. À ce jour, il n’y a pas d’autre signal identifié avec le vaccin AstraZeneca", explique l'ANSM.

COVID-19 : les personnes pouvant se faire vacciner

La vaccination des Français pour lutter contre le coronavirus se fait progressivement. Les publics prioritaires définis par les autorités sanitaires sont :

  • Les personnes âgées de 50 à 64 ans inclus, atteintes de comorbidités (dans leurs structures de soins ou chez leur médecin).
  • Les personnes âgées en EHPAD ou en unité de soin de longue durée.
  • Les professionnels de santé (et autres professionnels des établissements de santé et des établissements médico-sociaux intervenant auprès de personnes vulnérables), les aides à domicile intervenant auprès de personnes âgées et handicapées vulnérables et les sapeurs-pompiers, lorsqu’ils ont plus de 50 ans ou présentent une ou plusieurs des comorbidités (obésité, BPCO, insuffisance respiratoire, hypertension artérielle compliquée, insuffisance cardiaque, diabète, insuffisance rénale chronique, cancers et maladies hématologiques malignes actifs et de moins de 3 ans, greffe...)
  • Les personnes handicapées vulnérables prises en charge dans les foyers d’accueil médicalisés et les maisons d’accueil spécialisées.
  • Les personnes âgées de plus de 75 ans.
  • Les personnes vulnérables à très haut risque de formes graves telles que mentionnées par le conseil d’orientation de la stratégie vaccinale (cancer, personnes transplantées, maladies rénales chroniques, trisomie 21...).

Pour connaitre les lieux de vaccination de votre région, consultez le site gouvernemental sante.fr.

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