Un adolescent de 17 ans décède des suites d’une méningite, à Niort

© Istock

Ce vendredi 9 mars, un adolescent scolarisé au lycée Paul-Guérin de Niort est décédé d'une méningite à méningocoques. Tout risque de contagion est écarté, selon l'Agence régionale de santé. 

Publicité

Il avait 17 ans et était scolarisé au lycée Paul-Guérin à Niort (Deux-Sèvres). Jeudi 8 mars, il entre à l'hôpital pour une méningite à méningocoques,dès l'apparition des premiers symptômes. Il décèdera le lendemain des suites de l'infection.

Le rectorat et l'Agence régionale de santé ont immédiatement contacté toutes les personnes ayant été en contact avec le jeune homme, afin qu'ils se fassentvacciner. La maladie est peu contagieuse mais peut provoquer des infections sévères, d'où la nécessité de s'en protéger.

Le directeur académique des Deux-Sèvres, Franck Picaud, a également mis en place une cellule psychologique au lycée. Pour lui, "il est important, dès qu'il y a un choc émotionnel extrêmement important, de mettre des mots sur la douleur et les ressentis". De plus, il a indiqué qu'il recevra la mère de l'adolescent ce lundi 12 mars.

Publicité
Publicité

Quels sont les symptômes ?

Les méningocoques sont des bactéries pouvant dans certains cas provoquer des infections graves, comme la méningite ou encore la septicémie.

Alors que la septicémie à méningocoques provoque une infection généralisée du sang et de différents organes, la méningite infecte le liquide et les membranes qui enveloppent le cerveau et la moelle épinière. Cette infection à méningocoque survient surtout chez les jeunes enfants (surtout jusqu’à 4 ans), les adolescents et les adultes jeunes.

En cas de septicémie, l’état de santé se dégrade très rapidement et des taches rouges ou violacées peuvent apparaître associées à de la fièvre.

Du côté de la méningite, les signes devant alerter sont les suivants : fièvre, maux de tête, gêne à la lumière, raideur de la nuque, somnolence ou changement de comportement chez l'enfant, vomissements et maux de ventre.

La reconnaissance de ces signes évocateurs est essentielle afin de permettre une prise en charge précoce.En pratique si un des deux signes suivants survient, ou au moindre doute, contactez en urgence votre médecin traitant ou le Samu :

  • Une fièvre élevée, mal supportée (on est abattu, on se sent très mal…).
  • Une ou plusieurs taches rouges ou violacées (purpura), n’importe où sur la peau, qui ne s'effacent pas à la pression.

Même après un avis rassurant du médecin, il faut continuer à surveiller le malade, y compris la nuit, et ne pas hésiter à rappeler en cas d’aggravation.

La vaccination est recommandée

En France, les méningocoques les plus fréquents sont les méningocoques B et C. Depuis 2010, la vaccination contre les méningocoques C figure dans le calendrier vaccinal.Elle est recommandée pour tous les nourrissons à l'âge de 12 mois.

Un rattrapage est prévu jusqu’à l’âge de 24 ans pour tous les enfants, adolescents et jeunes adultes non encore vaccinés. Une seule injection est nécessaire. Le vaccin est remboursé à 65 % par l’Assurance maladie.

Un vaccin contre la souche B est disponible.Il n’est pas remboursé sauf en cas d'épidémie locale, mais il est remboursé par certaines complémentaires santé, notamment pour les nourrissons.

Il existe d’autres vaccins dirigés contre d’autres sérogroupes de méningocoques, mais ils ne sont utilisés qu’en cas de risque particulier : fragilité (ex. les personnes qui n'ont pas ou plus de rate) ou exposition spéciale (contact avec une personne infectée par le sérogroupe A, W ou Y, voyage dans un pays exposé, certaines périodes de l'année…).

Publié par Manon Anger, journaliste santé le Lundi 12 Mars 2018 : 12h10
PUB
PUB

Contenus sponsorisés