Sexualité: pourquoi les hommes exagèrent plus leur nombre de partenaires

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Les hommes ont tendance à exagérer sur le nombre réel de partenaires qu'ils ont eus. Pour la première fois, une étude apporte les explications à cette prédisposition.

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C'est une source régulière de plaisanteries. Lorsqu'on leur demande combien de conquêtes ils ont à leur actif, les hommes ont tendance à mentir. Mais pourquoi donc ? La question a été très sérieusement soulevée par une équipe de l'Université de Glasgow (Royaume-Uni).

Les résultats, publiés dans le Journal of Sex Research, fournissent plusieurs pistes d'explications, sur la base d'un sondage mené auprès de 15 000 hommes et femmes. Elles aident à mieux comprendre pourquoi ces messieurs déclarent, en moyenne, deux fois plus de partenaires que ces dames.

Un fossé hommes/femmes

Dans le cadre de cette enquête, réalisée au Royaume-Uni, les participants ont signalé 14 conquêtes, contre 7 pour les volontaires de sexe féminin. Un écart manifeste qui se creuse encore plus lorsqu'on s'intéresse aux extrêmes.

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Côté hommes, les 99 % les plus "actifs" déclarent 110 partenaires; côtés femmes, 50. Mais en excluant ces extrêmes, les scientifiques ont vu ce fossé se réduire, tout en constatant un écart persistant en faveur des hommes.

Ce déséquilibre est un problème récurrent dans les enquêtes de sexualité, soulignent les auteurs et autrices de cette étude. "Dans tous les sondages, les hommes déclarent davantage de partenaire", signale le préambule de la publication.

Plusieurs mécanismes permettent d'expliquer ce phénomène. D'abord, les hommes ont plus tendance à "estimer" le nombre de partenaires qu'ils ont eu qu'à tenir les comptes. Ce qui est moins le cas des femmes, plus précises. On comprend que cela laisse plus de marge d'erreur.

Un problème de définition…

Mais ce n'est pas tout : la définition même du "partenaire" varie selon le sexe. Ces messieurs ont, par exemple, un penchant plus marqué à l'exclusion des personnes avec qui ils n'ont eu qu'un rapport oral – de type fellation.

Du côté de ces dames, les scientifiques ont constaté une légère tendance au conservatisme. Comme elles ont une vision plus négative des aventures d'un soir ou extra-conjugales, elles les intégreront moins à la définition d'un partenaire sexuel.

Autant de biais qui peuvent influencer les chiffres de manière majeure. Et cela pose un réel problème, aux yeux des équipes de recherche. "Une estimation exacte du nombre de partenaires sexuel.le.s est essentielle pour de nombreuses raisons, à commencer par le risque d'infections sexuellement transmissibles, et celui de propager ces infections", illustre le Dr Kristin Mitchell, coordinatrice de ces travaux.

Quand on sait que la tendance des hommes à exagérer compterait pour deux tiers des réponses, on comprend bien la gêne des scientifiques face à ces chiffres…

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