Rougeole, oreillons, rubéole : pas de risques inutiles
Publié le 20 Novembre 2006 à 1h00 par Rédaction E-sante.fr
Cet article vous a intéressé ?

Recevez encore plus d'infos santé, en vous abonnant à la quotidienne de E-sante.

Votre adresse mail est collectée par E-sante.fr pour vous permettre de recevoir nos actualités. En savoir plus.

Trois maladies infantiles bénignes... mais pas toujours !

Les connaissances concernant ces trois maladies sont toujours erronées et particulièrement la perception de leur gravité potentielle. Selon des témoignages recueillis par l'Assurance maladie dans deux crèches parisiennes, les signes de la rougeole, rubéole et oreillons sont assez bien connus. En revanche, nombre de parents (57% des mères) continuent à penser qu'il est préférable pour les enfants de contracter ces maladies durant l'enfance, afin de renforcer leurs défenses immunitaires et d'acquérir une immunité à vie contre celles-ci.

Ensuite, très peu connaissent les éventuelles complications que peuvent engendrer ces trois maladies. Ils pensent ainsi que la vaccination n'est pas essentielle, et pour preuve, qu'il existe des médicaments permettant d'en guérir facilement. Certains déclarent même préférer l'homéopathie à la vaccination.

Rougeole, rubéole et oreillons : trois maladies virales redoutables

Or les faits sont là : chaque année, plus de 600.000 enfants dans le monde décèdent de la rougeole. Dans les pays industrialisés, cette maladie est encore responsable d'otites, de pneumonie et d'encéphalites, parfois mortelles.

Contractés à l'âge adulte, les oreillons peuvent entraîner une surdité, des complications neurologiques, une pancréatite aiguë, une atteinte ovarienne ou encore une inflammation du testicule.

Quant à la rubéole, elle est redoutable chez la femme enceinte car le virus peut provoquer des malformations foetales donnant le plus souvent lieu à des interruptions volontaires de grossesse.

Encore plus graves chez les grands

Pourtant dites infantiles, ces maladies surviennent de plus en plus souvent à des âges plus avancés et touchent ainsi des enfants, des adolescents et des jeunes adultes. Or plus elles sont contractées tardivement, plus elles sont dangereuses. Aujourd'hui, 10% des sujets atteints des oreillons sont des adultes. On observe régulièrement des recrudescences du nombre de cas de rubéole pendant la grossesse. Concernant la rougeole, des pics épidémiques sont souvent enregistrés, durant lesquels 13%, 48%, voire 62% des cas se déclarent chez des sujets de plus de 10 ans.

Or plus on attrape tardivement ces maladies virales, plus les risques de complications sont élevés.

A quand l'éradication de ces trois maladies ?

L'éradication de ces trois maladies est parfaitement possible, mais semble éternellement repoussée. Pour cela, il suffirait d'obtenir une couverture vaccinale de 90% comme préconisé par l'Organisation mondiale de la santé (OMS) pour l'Europe. Un tel taux vaccinal permettrait d'éradiquer les trois maladies d'ici 2010. Or depuis des années, et malgré les campagnes annuelles d'incitation, la France n'arrive pas à atteindre cet objectif. C'est dommage, car avec une telle couverture insuffisante, les virus continuent à circuler et à toucher tardivement des personnes non immunisées.

En pratique

La vaccination se débute avant l'âge d'un an. Elle est prise en charge à 100% par l'Assurance maladie et comprend deux injections : première dose à 12 mois (9 mois pour les enfants vivant en collectivité), la seconde entre 13 et 24 mois (12 et 15 mois en collectivité). Un premier rattrapage est prévu entre 24 mois et 13 ans (deux doses) et un second entre 14 et 25 ans (une dose unique).

Source : Dossier de presse de l'Assurance maladie, novembre 2006.