Pourquoi le corps gratte pendant la grossesse ?
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Quelles sont les causes pathologiques des démangeaisons au cours de la grossesse ?

Lorsque les démangeaisons sont isolées et liées seulement à la sécheresse cutanée, aucun examen complémentaire n’est nécessaire. Cependant, si d’autres signes tels que l’apparition d’un ictère (ou jaunisse) ou encore la localisation préférentielle des démangeaisons aux mains ou aux pieds accompagnent le prurit, il est indispensable de rechercher une cholestase gravidique. Il s’agit d’un dysfonctionnement du foie et de la vésicule, survenant au cours du troisième trimestre de grossesse. Les sels biliaires ne sont plus éliminés et s’accumulent sous la peau, ce qui provoque un prurit. On observe également une décoloration des selles et des urines foncées. Cette cholestase est sans danger pour la future maman et disparait spontanément après l’accouchement mais elle peut entrainer des complications pour le bébé. C’est pourquoi, au moindre doute, un bilan biologique doit être fait pour établir le diagnostic et traiter cette cholestase.

Enfin, des allergies peuvent également provoquer des démangeaisons pendant la grossesse, mais elles sont habituellement accompagnées de lésions cutanées telles qu’un urticaire ou un eczéma.

Comment lutter contre les démangeaisons au cours de la grossesse ?

Le prurit de la grossesse lié à une sécheresse cutanée ne nécessite aucun traitement médicamenteux. Une bonne hydratation de la peau est généralement suffisante et si besoin, on peut y associer une crème apaisante.

Porter les ongles courts permet d’éviter les lésions de grattage. L’hydratation est la meilleure prévention contre les vergetures. Le port de vêtements amples en coton et l’utilisation d’un savon doux peuvent limiter les sensations de picotements. Ces démangeaisons disparaissent immédiatement après l’accouchement.

En cas de cholestase gravidique, un traitement médicamenteux est nécessaire pour éliminer les sels biliaires. Une prise de sang par semaine est recommandée, jusqu’à l’accouchement pour vérifier l’efficacité du traitement. Enfin, des monotorings (enregistrements du rythme cardiaque du bébé) plus fréquents sont nécessaires pour s’assurer de l’absence de souffrance fœtale. Si le traitement médicamenteux est insuffisant, il peut être nécessaire de déclencher l’accouchement, si le terme est proche, pour éviter les complications foetales.

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