Poignet, épaule... Comment votre ordinateur vous maltraite ?
Sommaire

Quelles sont les douleurs générées par le syndrome du canal carpien ?

La douleur est principalement ressentie dans les doigts, en excluant dans un premier temps le pouce et l'index, ce qui permet de conserver la sensation de pince. Au début, ce sont donc les trois autres doigts qui sont douloureux, avec une sensation de brûlure lancinante et permanente.

Dès ce stade, le canal carpien est invalidant car il est impossible de tenir certains objets. Professionnellement, on se retrouve dans l'incapacité d'assurer la tâche pour laquelle on a été recruté.

La conséquence sociale est très importante car elle peut se traduire par un licenciement pour inaptitude. Or ce syndrome est très fréquent. Il faut savoir que 2/3 des maladies professionnelles ont comme origine des troubles musculosquelettiques. Le syndrome du canal carpien, qui fait partie de ces troubles musculosquelettiques, représente le plus de reconnaissances en maladies professionnelles (quelque 22.000 à 23.000 par an) et le plus de jours perdus en maladies professionnelles...

Peut-on prévenir un syndrome du canal carpien ?

En matière de prévention, il existe différentes stratégies, toutes consistent à limiter l'appui du poignet. Par exemple, dans le cadre des chaînes de découpe des poulets, il existe des couteaux dits " anatomiques " qui permettent de limiter les angulations extrêmes sur la main. Ils sont plus respectueux de l'anatomie et sollicitent moins les nerfs au niveau du canal carpien.

Concernant le travail informatique, la prévention consiste à réaménager le poste de travail de sorte que le poignet ne soit plus en appui sur le bureau lorsque l'on manipule la souris. Ce type d'aménagements, notamment des bureaux des personnels administratifs, est le rôle des ergonomes. Il dépend de la nature du travail à effectuer et consiste à éviter les postures extrêmes en repositionnant les outils ou en en acquérant de nouveaux.

Classiquement, le clavier et la souris sont rapprochés du bord du bureau afin que le bras se positionne bien dans l'axe du corps. Si l'utilisation d'un document est nécessaire (notes, papiers, classeurs), d'autres aménagements s'imposent : hauteur du bureau, installation d'une tablette, etc. Ensuite, on adapte le siège. Le siège, en lui-même, n'est jamais ergonomique. En revanche, il le devient dès qu'il est véritablement adapté à la situation de travail et à la morphologie de la personne.

Il doit comporter un dossier haut, de sorte que l'assise englobe la région lombaire et aussi dorsale. Le dossier est inclinable, idéalement l'assise aussi. Pour certaines activités, on peut même proposer un appui-tête pour soulager la région cervicale. Evidemment tout siège doit être réglable en hauteur et sur roulettes pour une excellente mobilité. Il comporte également des accoudoirs réglables. Ceux-ci sont préférentiellement de petite taille, voire des demi-accoudoirs, au lieu d'accoudoirs assez longs qui ont l'inconvénient de heurter facilement le plateau du bureau et ainsi d'empêcher de se rapprocher suffisamment du bureau.

On retiendra qu'il faut rapprocher clavier et souris du bord du bureau et disposer d'un siège ergonomique, lequel ne dépend pas de son prix ou de son design mais de son adéquation à la situation de travail.

Toutes ces consignes sont valables au travail, mais également à domicile pour toutes activités de loisirs, qu'il s'agisse de surfer sur le net ou de chater, ou encore de jeux vidéo… et à tout âge !

Notre Newsletter

Recevez encore plus d'infos santé en vous abonnant à la quotidienne de E-sante.

Votre adresse mail est collectée par E-sante.fr pour vous permettre de recevoir nos actualités. En savoir plus.

Source :