Peut-on le mettre à la maternelle à 2 ans ?

Publié le 25 Juin 2003 à 2h00 par Psychonet Production
La maternelle à 2 ans présente deux bénéfices majeurs pour l'enfant : l'éveil et la socialisation. A certaines conditions... Explications.
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Se socialiser, s'éveiller…

Si inscrire son tout-petit de 2 ans à la maternelle permet à ce dernier de se « socialiser », cette démarche suscite la question de son adaptation. Première condition : la propreté de l'enfant. Ensuite, « il ne faut pas que cette inscription soit guidée par un souci d'économie (c'est moins cher que la crèche), prévient d'emblée Marie Jean, institutrice. L'enfant doit être assez mature pour suivre les activités qui lui seront proposées car « la pré-petite section n'est pas une garderie ; on y propose des activités d'éveil. L'école va donc permettre à l'enfant déjà bien éveillé d'évoluer davantage ». Aux autres, la maternelle peut donner un petit coup de pouce. A condition, toutefois, de respecter un rythme adapté : « Je conseille de ne pas dépasser la demi-journée, précise Marie Jean. Ensuite, c'est trop lourd. »

…en douceur

De même, les tout-petits ne sont pas forcément prêts à plonger dans cet univers inconnu qu'est l'école maternelle, sans repère familier, grouillant de petits camarades tout aussi étrangers. A 2 ans, l'aventure peut être traumatisante. La transition doit donc s'effectuer en douceur : les parents pourront être incités à jouer un moment avec leurs enfants avant de repartir, et les petits apporter leur jouet préféré…

Une infrastructure adaptée

Pour que cela fonctionne, l'école doit aussi avoir les structures (personnel, matériel et architecture) adaptées. « Une institutrice pour 30 élèves en bas âge, c'est insuffisant », souligne Bénédicte Moullin, psychologue et directrice d'une école privée. Même si l'école est propice à l'autonomie, il faudra toujours lacer une chaussure, moucher un nez, fermer un gilet… Les locaux doivent aussi être adaptés aux tout-petits : les classes au rez-de-chaussée, les toilettes à proximité. Sans oublier une nécessaire -et bonne- concertation entre les parents et l'enseignant…