Soleil dès la maternelle

Les acteurs de santé se mobilisent de plus en plus, à juste titre, autour des risques pour la santé dus aux expositions solaires. Or l'augmentation constante des cancers de la peau est liée aux rayonnements reçus dès le plus jeune âge. Il est donc indispensable de mettre en place une prévention dès cette période. Et pourquoi pas dès la maternelle ?
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Indispensable à la vie sur terre, le soleil n'apporte pas que des bienfaits, tels le vieillissement et les cancers de la peau. Parmi ces derniers, le mélanome est le plus dangereux et sa fréquence ne cesse d'augmenter depuis une cinquantaine d'années de 5 à 10% par an.

  • Selon les estimations, le nombre de nouveaux cancers de la peau double tous les 10 à 20 ans.
  • Le mélanome tue près de 1.500 personnes par an.
  • 80% des dommages dus au soleil surviennent avant l'âge de 18 ans.
  • 20% des cas de cécité sont causés ou accélérés par les expositions solaires.
  • L'opération de la cataracte est le premier acte chirurgical pratiqué en France, soit près de 400.000 interventions.
  • Un enfant sur deux passe en été plus de six heures par jour au soleil (1).
  • Les crèmes solaires sont utilisées dans la moitié ou plus du temps d'exposition pour : 70% des enfants à la plage ; 45% des enfants à la piscine : 14% des enfants lors des jeux au soleil.
  • Les tee-shirts ne sont jamais portés dans :

Les facteurs de risque des cancers cutanés sont actuellement suffisamment bien connus pour cibler des campagnes de prévention efficaces. Leur impact dans les pays les plus actifs dans ce domaine (Australie, états du Sud des USA, Ecosse) démontre une amélioration de la précocité du diagnostic et une stabilisation ou régression de la mortalité, notamment au sein des populations les plus jeunes, ce qui peut traduire un changement positif dans les comportements vis-à-vis du soleil.

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  • Or l'enfance n'est pas l'âge du mélanome. En effet, généralement le nouveau-né est dépourvu de grains de beauté. Ils apparaissent par la suite durant l'enfance et l'adolescence.
  • En revanche, c'est durant cette période que se prépare le mélanome de l'adulte. Nombre d'enfants s'expose trop au soleil et de façon inadaptée à leur type de peau. De plus, plus on s'expose, plus on a de coups de soleil dans l'enfance et l'adolescence et plus on a de risque d'avoir un mélanome. Et enfin, les sujets ayant pris de mauvaises habitudes dans l'enfance garderont certainement celles-ci à l'âge adulte, les expositions tardives jouent également un rôle dans l'apparition des cancers cutanés.
  • Il est donc indispensable de commencer à se protéger dès l'enfance. On peut repérer très tôt les caractères de la peau qui la rende plus apte à présenter un jour un cancer. La prévention a d'autant plus de chance d'être efficace qu'elle débute précocement.

Afin de ralentir la tendance à l'augmentation des cancers de la peau, il est urgent de sensibiliser, éduquer et impliquer la population afin d'obtenir un changement de comportement face soleil, en particulier des enfants.

Soleil dès la maternelle

Dans cet objectif, deux journées pédagogiques auront lieu les 28 avril et 5 mai 2003 à Marseille. Menée par trois infirmiers libéraux (*), en partenariat avec l'Association sécurité solaire (centre collaborateur de l'OMS pour l'éducation solaire) et sous l'égide du Ministère de la jeunesse, de l'éducation et de la recherche, cette opération associe pleinement les infirmières scolaires, le chef d'établissement et les enseignants. Conduite sous la forme d'ateliers, cette mobilisation permettra aux enfants de 3 à 5 ans de connaître leur type de peau, de différencier l'ombre de la lumière et surtout de déterminer ce qu'est une bonne protection solaire et pourquoi la mettre en œuvre.

(*) Pascal Vasseur, Jérôme Kern, Corinne Almagro (email : soleil.maternelle°ifrance.com), avec l'équipe éducative et les enfants de l'école maternelle Jean Fiolle à Marseille.

Publié par Rédaction E-sante.fr le Mercredi 30 Avril 2003 : 02h00
Source : Communiqué de presse, Soleil dès la maternelle, avril 2003. (1) Enquête réalisée auprès de 573 enfants, Vergners C. Et coll., 1999.
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