Migraine et sport : une relation trompeuse

Les vacances donnent l'occasion de se bouger davantage et de s'adonner à ses activités sportives préférées. Tout migraineux sait que l'effort aggrave la douleur. Mais est-ce une raison pour éviter les activités ? Bien au contraire…
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L'activité sportive régulière contribue à améliorer la maladie migraineuse

Lorsqu'on souffre de migraine, l'effort accentue l'intensité de la douleur. Certes, mais uniquement durant la crise de migraine. En dehors, l'exercice physique n'apporte que des bienfaits qui contribuent à atténuer cette maladie handicapante.

Sommeil et anxiété

L'activité sportive est connue pour améliorer la qualité du sommeil et diminuer le niveau de stress ou d'anxiété, deux facteurs déclenchant fréquemment mentionnés par les migraineux.

Partant de ce constat, certaines études démontrent effectivement que la grande majorité des patients souffrant de migraines chroniques présente une fatigue physique prononcée, pouvant être due à la répétition des crises, à un mauvais sommeil et à un stress important.

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A savoir : certaines enquêtes et de nombreux témoignages montrent une hausse des maux de tête après les séances de sport. Mais celle-ci est dans la plupart des cas attribuée à une fréquence élevée des chocs au niveau de la tête lors des sports de contact (1), à des élongations des muscles du cou chez les haltérophiles par exemple ou encore à une déshydratation.

Parallèlement, il existe un consensus précisant que l'activité sportive permet de réduire sur le long terme la fréquence, l'intensité et/ou la durée des crises de migraines. Une étude publiée dans revue Cephalalgia en 2011 le confirme en comparant deux groupes de migraineux, les uns sédentaires, les autres pratiquant 50 minutes de marche active ou de footing trois fois par semaine. Deux mois plus tard, 62% des sportifs ont vu leurs symptômes migraineux régresser et la fréquence de leurs crises diminuer de moitié (2).

Ainsi, en dehors des crises, une activité sportive régulière et modérée contribue à améliorer la maladie migraineuse.

Publié par Dr Philippe Presles le Mercredi 13 Août 2003 : 02h00
Mis à jour le Vendredi 18 Mars 2016 : 16h15
Source : Cephalalgia, 22 (9) : 720-724, 2002 ; headache, 31 (9) : 616-618.