Meghan Markle révèle sa fausse-couche pour briser les tabous
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Meghan Markle et Harry : des heures sombres à l’hôpital

Meghan Markle et Harry : des heures sombres à l’hôpital© abacapress

Dans son texte poignant, Meghan Markle se rappelle la terrible attente pendant les soins alors que la fausse-couche était confirmée. 

Elle écrit : "Quelques heures plus tard, je me suis allongée sur un lit d’hôpital, tenant la main de mon mari. Je sentis la moiteur de sa paume et embrassai ses jointures, humides de nos deux larmes. En regardant les murs blancs et froids, mes yeux se sont embués. J'ai essayé d'imaginer comment nous guéririons".

Déjà par le passé - alors que sa belle-famille se montre très pudique sur leurs sentiments - la femme du prince Harry avait fait part de ses difficultés de jeune maman à un journaliste. Il lui avait simplement demandé si cela allait. 

Elle confie : "Je lui ai répondu honnêtement, ne sachant pas que ce que ma réponse résonnerait auprès de nouvelles mamans et plus âgées, et quiconque qui à sa manière souffre en silence. Ma réponse spontanée semblait donner aux gens la permission de dire leur vérité. Mais ce n’est pas la réponse honnête qui m’a le plus aidée, c’est la question elle-même".

"Assis dans un lit d’hôpital, regardant le cœur de mon mari se briser alors qu’il essayait de retenir mes morceaux brisés, j’ai réalisé que la seule façon de commencer à guérir était de demander d’abord : «Ça va?»", se rappelle-t-elle. 

Elle appelle tout le monde à s’intéresser à son prochain en ouvrant le dialogue. Elle assure : "En étant invités à partager notre douleur, nous faisons ensemble les premiers pas vers la guérison".

La prise de parole de Meghan Markle ne sera pas inutile, selon Zoe Clark-Coates, directrice générale du Mariposa Trust (une association londonienne venant en aide aux parents qui ont perdu un enfant). Elle a confié au New York Times que des pics de demandes d’aide de la part de familles endeuillées sont enregistrés lorsque des célébrités témoignent. 

"Les gens admettent soudainement à eux-mêmes et aux autres qu'ils ont souffert et qu'ils souffrent", explique la représentante de l'organisation.

Pour la gynécologue Odile Bagot, le tabou n'est pas la première raison du silence des parents. Il est plutôt lié aux difficultés d'en parler et à faire comprendre son deuil. "Il y a un  décalage entre la femme touchée qui perd plus qu’un embryon de quelques cm - mais un enfant en devenir dans lequel elle s’est déjà projetée - et l’entourage qui ne prend pas la mesure de la tristesse que représente cette perte pour elle. Il faut un vrai temps de deuil à ses femmes", rappelle l'experte auteure de plusieurs livres dont Ménopause, pas de panique ! et Vagin et Cie, on vous dit tout ! aux éditions Mango.

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Source : The losses we share, tribune de Meghan Markle dans le New York Times, 25 novembre 2020
Meghan, Duchess of Sussex, Shares Her Miscarriage Grief, New York Times, 25 novembre 2020
Merci à Odile Bagot, Gynécologue