Maladie de Lyme : plus de 54 000 contaminations en 2016

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Le nombre de cas de maladie de Lyme a bondi en 2016. Selon les estimations du réseau Sentinelles, plus de 54 000 cas se seraient déclarés sur cette seule année.

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En forêt, dans les fougères ou les herbes hautes… Si ces lieux de promenade permettent d'obtenir un peu de fraîcheur, ils constituent aussi le domicile des tiques.

Ces acariens, qui se nourrissent de sang, sont surtout connus pour les méfaits que leur morsure peut occasionner. Elle peut, en effet, transmettre la maladie de Lyme, provoquée par une bactérie.

En 2016, le nombre de contaminations a tout simplement bondi, comme le souligne un numéro thématique du Bulletin Epidémiologique Hebdomadaire. Jusqu'ici, on dénombrait 45 cas annuels pour 100 000 habitants. Ce taux est passé à 84 cas annuels en 2016.

Selon le réseau Sentinelles, chargé de la surveillance, cela correspondrait à 54 600 nouvelles infections… soit presque le double de l'année précédente. Une recrudescence difficile à expliquer par des conditions climatiques. Elle serait donc due à un meilleur repérage de la maladie.

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Le Limousin en tête

Face aux tiques, certaines populations sont particulièrement touchées. L'Alsace figure, on le sait, parmi les régions les plus affectées par la maladie de Lyme. Mais en 2016, elle ne se classe qu'en 2 e position à l'échelle nationale – avec 281 cas pour 100 000 habitants. La zone qui déclare le plus de cas est le Limousin, avec 617 cas pour 100 000 habitants. En troisième position, le Rhône-Alpes.

Le pic de contamination se produit plutôt au moment de l'été, la saison d'activité s'étendant de mars à octobre. Les personnes les plus touchées sont alors des personnes âgées (60-69 ans), principalement de sexe féminin.

"La randonnée pédestre étant un loisir populaire parmi les jeunes retraités, ce groupe est plus à même d'avoir une activité en forêt et présente donc un risque plus élevé de se faire piquer par des tiques", commentent les scientifiques de Santé publique France.

Plus de 900 hospitalisations par an

Dans plus de 9 cas sur 10, la contamination se traduit par un érythème migrant : une éruption cutanée de forme ronde, qui s'étend progressivement pour atteindre une dizaine de centimètres. En revanche, pas de douleur ni de démangeaison.

Mais dans 5 % des cas, des formes plus compliquées surviennent, indique ce BEH. Les patient.e.s souffrent alors d'arthrite liée à la bactérie, de complications neurologiques ou cutanées. Il arrive même qu'une hospitalisation soit nécessaire.

En moyenne, on dénombre 963 hospitalisations annuelles pour borréliose de Lyme, l'autre nom de la maladie. Les motifs sont liés aux complications de l'infection et ne nécessitent, le plus souvent, qu'un seul séjour. Le profil est alors légèrement différent : ces admissions concernent davantage d'hommes, plutôt âgés.

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