Lipides : où se trouvent les Omega ?

Les acides grasOmega sont très à la mode. Ces ##O-2425/acides gras/## essentiels font encore l'objet de recherches tant leurs actions dans notre organisme sont multiples. Les experts se disputent encore sur les quantités dont nous avons besoin. Les Omega 3 et les Omega 6 proviennent de la transformation dans l'organisme de deux acides gras essentiels apportés par l'alimentation : l'acide alpha linolénique (Omega 3) et l'acide linoléique (Omega 6). Ces acides gras essentiels ont une grande influence sur notre santé.
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Omega 6 : pas de manque

L'acide linoléique et donc les Omega 6 sont présents dans les huiles courantes. Les huiles de tournesol (62 g pour 100 g) et de soja (50 g) en sont les mieux fournies, celles de colza (21 à 23 g) en contient pas mal. Il y en a aussi un peu (7,5 g) dans l'huile d'olive. Les besoins en Omega 6 sont situés dans une large fourchette, selon les experts de différents pays, grosso modo entre 3 et 12 g. Ils sont largement satisfaits avec une ou deux cuillerées d'huile par jour. Les querelles se poursuivent actuellement autour de ces chiffres car un excès d'Omega 6 favoriserait la maladie cardiovasculaire.

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Omega 3 : on risque d'en manquer

L'affaire est plus compliquée du côté des Omega 3. Il en existe deux qui sont soit dérivés de l'acide alpha linoléique (ALA), soit à l'état naturel dans certains aliments (poissons surtout) : ce sont l'acide eicosapentaénoique (EPA) et l'acide docosahexaenoique (DHA).L'ALA se trouve dans les huiles de colza et de soja, les noix, les graines de lin, dans certains légumes verts à feuilles, dont la mâche et dans le lapin.Mais, et c'est là le problème, sa transformation en EPA et en DHA n'est pas terrible. En plus, l'excès d'Omega 6 la fusille. Or, on en consomme beaucoup ! D'où le risque de manque (bien que l'on ait besoin en gros de seulement 2 g par jour environ), ce qui est embêtant vu toutes les actions protectrices des Omega 3. En revanche, EPA et DHA se trouvent dans les poissons gras : maquereau, hareng, sardines, saumon, thon. D'où la recommandation, depuis de nombreuses années, de consommer fréquemment du poisson - et ceux-ci de préférence - Ce qui explique :

  • le fructueux marché des gélules d'Omega 3 : elles ont leur utilité quand on n'est pas amateur de poisson.
  • les pains et autres produits céréaliers aux graines de lin
  • que l'alimentation de certains animaux, les poules en particulier, soit enrichie en graines de lin de facon à ce que leur viande et les oeufs soient riches en Omega 3.
Publié par Paule Neyrat, Diététicienne le Lundi 08 Septembre 2008 : 02h00