Journée mondiale sans tabac : une cigarette, c’est déjà trop

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Aucune consommation de cigarette n'est sûre pour la santé. A l'occasion de la Journée mondiale sans tabac, les alertes se multiplient pour rappeler ce message simple.

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La France compte environ 16 millions de fumeurs et de fumeuses. Si le niveau de consommation varie, les dangers du tabac, eux, sont toujours les mêmes. A l'occasion de la Journée mondiale sans tabac, ce 31 mai, les appels au sevrage se multiplient.

Le message est simple : la règle doit être le zéro tabac. En effet, avec 200 morts par jour, cette substance est la première cause de mortalité évitable dans le pays. Et les risques apparaissent dès la première cigarette allumée.

Le risque d'accident cardiovasculaire (AVC, infarctus, embolie pulmonaire, etc) est alors doublé, pour les femmes comme pour les hommes, rappelle la Fédération Française de Cardiologie. Et les "fumeurs intermittents" ne sont pas épargnés.

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Caillots sanguins, troubles du rythme…

"Il n'y a pas de seuil de consommation de tabac au-dessous duquel fumer soit sans risque cardiovasculaire", résume la FFC dans un communiqué. Ainsi, 80 % des victimes d'infarctus de moins de 45 ans sont fumeurs ou fumeuses.

Ce constat n'a, malheureusement, rien de surprenant. A long terme, la cigarette et les autres produits du tabac abîment les artères, favorisent la formation de caillots sanguins et les troubles du rythme cardiaque.

Mais la santé cardiovasculaire n'est pas la seule à être menacée par cette substance. Le tabac fumé est également délétère pour nos poumons. Et inverser la tendance nécessite, là encore, un arrêt complet.

Les poumons trinquent aussi

Par rapport aux non-fumeurs et non-fumeuses, les accros à la nicotine voient leur fonction pulmonaire décliner de manière accélérée, comme l'a montré une récente étude américaine, présentée au congrès de l'American Thoracic Society.

Dans le détail, les consommateurs et consommatrices de cigarettes sont 26 fois plus à risque d'emphysème pulmonaire et 8 fois plus à risque de développer une broncho-pneumopathie chronique obstructive (BPCO).

Les résultats de ces travaux, menés sur 3 000 personnes suivies pendant 30 ans, plaident en faveur d'un sevrage total. Par rapport aux "petites" consommations (6,4 paquets-année), les anciens fumeurs et les anciennes fumeuses ont un déclin des capacités respiratoires bien mieux préservé.

Pour accompagner les consommateurs et consommatrices de tabac, plusieures mesures ont été déployées, à commencer par une hausse du prix du paquet. Les patches et les chewing-gums à base de nicotine seront désormais remboursés sur présentation d'une prescription. Tabac Info Service propose également une application et des consultations téléphoniques.

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