Les gros bébés sont plus intelligents !

Publié par Dr Philippe Presles le Lundi 26 Février 2001 : 01h00
Un poids de naissance élevé a déjà été identifié comme un facteur protecteur contre les maladies cardiovasculaires et l'obésité à l'âge adulte. Aujourd'hui, une équipe de chercheurs lui attribue un bénéfice supplémentaire : de meilleures performances intellectuelles !
PUB

Au cours de cette étude, les performances cognitives de 3.900 sujets nés en 1946, ont été évaluées successivement aux âges de 8, 15, 26 et 43 ans. Après ajustement d'un certain nombre de facteurs, comme le sexe, la classe sociale du père, le degré d'éducation de la mère et l'ordre de naissance dans la famille, dès 8 ans le poids de naissance est associé positivement avec le niveau intellectuel : plus les bébés sont gros à la naissance, plus les performances cognitives sont élevées. Cette corrélation est également observée aux âges de 11, 15 et 26 ans, mais plus faiblement à 43 ans.

Le rôle des facteurs de croissance

PUB
PUB

Le poids de naissance est lié à des phénomènes spécifiques durant la période prénatale. Notamment, certains facteurs de croissance, comme les IGF, jouent un rôle déterminant dans la croissance de l'ensemble de l'organisme et dans le développement de certaines régions du cerveau. L'activité de ces facteurs pourrait ainsi expliquer la relation entre le poids du corps et l'état ultérieure des performances intellectuelles. Inversement, une carence en IGF serait responsable de la détérioration des fonctions cognitives du sujet âgé. En effet, certaines études suggèrent qu'une augmentation des taux circulants en IGF améliore la mémoire.

Publié par Dr Philippe Presles le Lundi 26 Février 2001 : 01h00
Source : Richards M. et coll., B.M.J., 322 : 199-203, 2001. Berger A. et coll., B.M.J., 322 : 203, 2001.
PUB
PUB
A lire aussi
Un juste sommeil préserve le mental des seniorsPublié le 02/05/2014 - 09h03

Des chercheurs confirment qu’un juste temps de sommeil, c’est-à-dire ni trop ni pas assez, contribue à préserver la santé mentale des seniors. Cette étude confirme par ailleurs que la lecture représente un facteur protecteur.

Plus d'articles